Archives Mensuelles: juillet 2011

Attention : chute d’anges, de Pierre Béhel

Attention : chute d'anges, de Pierre Béhel
Mon résumé


Afin de repartir sur de bonnes bases dans sa vie sentimentale, Caroline fait appel au sorcier Thomas Jédubol, qui lui conseille de recoucher avec tous ses anciens amants, dans le sens anti-chronologique. Problème : son premier amant est mort. Elle tente de le rappeler parmi les vivants, mais se retrouve avec deux démons sur les bras. Comment se sortir de ce pétrin maintenant ?

 

Mon avis

Après avoir lu quelques chapitres, je pouvais déjà dire que ce livre ne manquait pas d’originalité. Cette histoire fantastique est truffée de personnages inattendus dont les noms font sourire. J’ai donc rencontré Thomas Jédubol, Henri Potier, Natah Chah, Dumyel et Son Ignominie avec beaucoup de plaisir. Hélas, les qualités du livre se restreignent à ces bonnes idées et trouvailles.

J’ai trouvé ce roman un peu brouillon. Le ton aurait pu être vif s’il n’était pas alourdi par des phrases trop longues, enchâssées les unes dans les autres.  Plusieurs fois, j’ai dû relire une phrase que je n’avais pas bien comprise. En général, je n’ai pas trouvé la lecture fluide malgré des petits chapitres qui donnent un bon rythme. 

De plus, le livre manque d’une sérieuse relecture. Il reste de trop nombreuses fautes de grammaire, d’orthographe ou de frappe, qui hachent la lecture. (Si l’auteur ou l’éditeur souhaite me contacter, je suis disponible avec la liste des fautes que j’ai relevées).

 L’humour est présent et fait mouche plusieurs fois tout au long du roman mais certaines blagues tombent un peu à plat, ou sont de trop.

 En ce qui concerne les personnages, je n’ai pas vraiment su m’attacher à l’un d’entre eux, ce qui ne m’a néanmoins pas empêchée de les trouver sympathiques et cocasses. Mais j’ai trouvé qu’il y en avait trop ; ils débarquent dans le récit, on ne sait pas s’ils vont jouer un rôle important et il s’avère que certains n’ont qu’un lien ténu avec l’intrigue. J’étais parfois un peu larguée et je n’ai pas adhéré à ce qui me semblait être des digressions. J’aurais nettement préféré que l’auteur s’attache plus aux détails du caractère des personnages principaux et aux actions.

 Je trouve dommage de laisser autant de fautes dans un livre publié, surtout quand celui-ci a du potentiel. Il gagnerait beaucoup à être retravaillé, car l’idée de base est plus que séduisante.

Note : 4/10

Extras
Retrouvez certains livres de Pierre Béhel en format PDF ici.
Ce livre a d’abord été publié sous forme de feuilleton sur Internet en 2008.
Fiche Bibliomania

Merci à Vincent des Agents littéraires et aux éditions Cogitare pour ce partenariat.
Les agents littéraires Editions Cogitare

L’objectif du blog des agents littéraires est de « repérer, chaque mois, les meilleurs livres en panne de médiatisation et se faire leurs « agents littéraires », c’est-à-dire assurer leur promotion grâce à internet. Vous ne trouverez donc pas sur ce blog d’articles portant sur les « best-sellers » du moment. Mais, au contraire, des critiques de livres d’éditeurs indépendants ou, parfois, d’auteurs auto-édités, dont vous n’aurez (peut-être) pas entendu parler et serons (nous l’espérons) autant de belles découvertes. »

Hunger Games, tome 1, de Suzanne Collins

Hunger Games, de Suzanne CollinsMon résumé

Le Capitole règne en maître sur douze districts, et n’hésite pas à punir ou tuer ceux qui ne respectent pas leurs règles. Pour alimenter le sentiment de peur parmi les villageois, sont organisés chaque année les Hunger Games. Une fille et un garçon de chaque district sont tirés au sort et emmenés dans une arène où les 24 candidats doivent s’entre-tuer. Il ne peut y avoir qu’un seul vainqueur. Katniss et Peeta, du district 12, dégoûtés par ce système totalitaire, vont tout faire pour gagner, tout en préservant leur humanité. Mais ce n’est pas le cas de tous les autres candidats. Place au massacre !


Mon avis

De prime abord, Hunger Games apparaît assez sombre. Des adolescents de 12 à 18 ans obligés de s’entre-tuer, ce n’est pas très gai et le livre semble ne pas être adapté à de trop jeunes lecteurs. Et pourtant, ce livre leur est bel et bien destiné. Il faut donc garder en tête lors de la lecture que c’est un roman jeunesse ; il n’y a donc pas trop de violence, aucune scène particulièrement gore, le vocabulaire et la construction de phrases sont assez simples.
Le massacre auquel on s’attend n’a pas lieu. Sur les 24 candidats, très peu ont droit à une mort détaillée. En effet, comme le roman est écrit en je, on ne se retrouve qu’avec les sentiments de Katniss, et les événements auxquels elle prend part. Personnellement, j’aime bien cette façon de voir les choses. Si l’on devait entrer dans la tête des 24 candidats, cela alourdirait le livre. Ici, on est entièrement du côté de Katniss, et on découvre tout en même temps qu’elle. Cependant, un peu plus de détails sur chacun aurait pu enrichir l’histoire, car certains adolescents n’ont même pas de nom ! L’auteure les appelle simplement par le numéro de leur district.

Comme dans tout roman jeunesse qui se respecte, il y a une petite histoire d’amour. Katniss, à laquelle je m’étais attachée, qui est une dure, une futée, une courageuse, perd toute sa perspicacité quand il s’agit de garçons. Sa deuxième corde sensible, c’est sa petite sœur. Suzanne Collins a réussi à me toucher plus d’une fois, et ce dès qu’elle mentionnait la petite Prim ou la candidate du district 11 qui lui ressemble tellement.

Pour moi, c’est presque un coup de cœur. Tous les ingrédients sont réunis pour m’empêcher de décoller les yeux du roman : un peu d’amour, beaucoup d’émotion, un suspense haletant, des petites pointes d’humour, mais surtout un univers dans lequel on est emporté. Les petites trouvailles de l’auteure, les détails de ce monde, font la richesse du livre.
Malgré mon enthousiasme et les nombreux avis positifs d’autres blogueurs, je pense que ce livre ne plaira pas nécessairement à tout le monde ; il risque de ne pas y avoir assez d’effusions de sang et de violence pour certains.

J’avais tout de même une petite appréhension avant de me lancer dans Hunger Games, car quand il s’agit de s’attaquer à un livre que tout le monde a adoré, il n’est pas rare d’être déçu à cause du trop plein d’enthousiasme des autres (en ce moment, c’est le cas de L’ombre du vent, que je n’ose pas commencer). Mais ouf, pas de regrets, j’ai adoré le livre malgré les indices que j’avais glané ici et là et qui ont un peu fait chuté le suspense. En effet, je me doutais déjà de la fin du livre avant même de le commencer, mais c’était de toute façon assez prévisible et ça ne m’a pas empêchée de rager, souffrir, pleurer avec Katniss !

Note : 9/10

Extras
Traducteur : Guillaume Fournier
Première publication : octobre 2009
Fiche Bibliomania
Prévu : les 2 tomes suivants dans ma PàL

Ce livre a été lu dans le cadre d’une Lecture Commune avec d’autres livraddictiens :
Malorie57
« La plume de Suzanne Collins est incroyable. Elle a su mener son intrigue d’une main de maître, on constate que son imagination fertile n’a aucune limite et je suis sûr que cette auteure de talent nous réserve bien d’autres surprises dans les années à venir. »
Aurélie.
« Je suis rentrée dans ce monde où la téléréalité a atteint son summum de barbarie avec une telle facilité que j’en ai été étonnée. »
bublegirl67
« Les personnages sont (peut-être ?) trop nombreux et leurs émotions ne sont pas assez développées (pour les personnages récurrents) voire pas du tout (pour les personnages secondaires). C’est bien dommage car les seules choses que je retiens sont des stéréotypes de personnages : Cato la brute, Rue la petite fille fragile mais espiègle, Peeta l’amoureux, Cinna le coiffeur effeminé et déjanté… »
Elise
« Un autre élément qui m’a un peu déçue est la facilité avec laquelle Katniss se voit débarrassée de ses concurrents. J’entends par là qu’il n’y a pas de trahison, elle ne fait que se défendre face aux candidats les plus agressifs et la décision de devoir tuer ceux qui ont un bon fond ne se présente pas. »

Melisende
« L’utilisation de la première personne du singulier amplifie les choses ; on se croirait près de Katniss dans l’arène ! Un rythme soutenu, pas de temps mort, un livre qui se dévore ! »
Rose
« On peut regretter d’avoir peu d’informations sur les autres participants, ce qui se passe dans les autres lieux de l’arène et sur la vie dans les autres districts. »
Belledenuit
« Tout comme dans la réalité, les plus faibles tombent en premier. »
Mystix
« Un petit coup de théâtre, et la conclusion termine un très bon roman jeunesse, où la plupart des personnages sont réalistes, et l’action très présente et le style particulièrement fluide. »
Tousleslivres
« Je me rends bien compte que nous sommes en littérature jeunesse qu’il ne doit pas y avoir trop de sang, mais les combats, à mon goût, pas assez violents et sanglants, c’est bon enfant tout en laissant un sentiment très puissant de vouloir gagner, de vouloir s’en sortir pour soi, pour sa famille et pour ne pas mourir… »
NiThOuxx
« Le point fort de ce roman est l’action et surtout le suspense qui est présent tout au long du livre et qui nous empêche de poser ce livre, le transformant presque en drogue. »
samlor
« On peut deviner la fin, je pense, mais cela n’enlève en rien au génie de ce livre qui est de nous empêcher de le poser une seule seconde. En effet, une fois que Katniss a posé son pied dans l’arène, la chasse à l’homme commence et la tension s’empare de nous. »
nnenetth
« Le concept même des Hunger Games est absolument horrible, et le voyeurisme du Capitole, qui le considère réellement comme un jeu et s’en amuse, est terrifiant. Les participants sont résignés et soumis, acceptant l’autorité suprême des Juges, comme s’il était de leur droit de s’amuser avec eux, trouvant sans cesse de nouveaux pièges, de nouvelles mises en situation permettant d’amuser un peu plus encore le Capitole. »
Splash18
« J’ai adoré le personnage de Peeta que j’ai trouvé simple et généreux, j’ai au contraire trouvé Katniss insupportable. »

En toute confiance, d’Ann Rule

En toute confiance, d'Ann Rule4e de couverture

Dany et Joanne Lindstrom partent camper sur la côte ouest, mais l’escapade romantique tourne au cauchemar. Dany disparaît dans des circonstances mystérieuses et Joanne se retrouve livrée à elle-même, perdue dans une nature hostile. Son seul espoir réside dans un autre randonneur, qui lui propose de la guider jusqu’à la ville la plus proche. il semble bien connaître la forêt et ses dangers. La jeune femme n’a pas le choix : pour survivre, elle doit lui faire confiance…

 

Mon avis

Ann Rule, en plus d’être écrivain, collabore avec le FBI pour traquer des tueurs en série. Je m’attendais donc à un thriller très poussé et haletant. Hélas, En toute confiance est un thriller psychologique qui s’attache principalement aux liens entre un agresseur et sa victime. Il y a donc peu d’action, de suspence et j’ai été très déçue de cette lecture.

La quatrième de couverture en dit à la fois trop et pas assez. Ce n’est qu’une fois à la moitié du roman que, comme l’annonce le résumé, « Dany disparaît dans des circonstances mystérieuses » lors d’une escapade en forêt avec sa femme. Les 200 premières pages sont destinées à la présentation de « l’autre randonneur » qui, on le découvre tout au début, est un tueur en série déséquilibré. Ainsi, on sait à l’avance ce qui va arriver à Joanne et Dany avant même de les rencontrer, car le tueur a déjà échafaudé son plan. Il n’y a donc aucun suspence.
La suite du roman est trop axée sur le comportement de Joanne face à ce mystérieux randonneur, comportement que je n’ai jamais réussi à comprendre. Je n’ai dès lors pas eu d’empathie pour cette femme, selon moi un peu trop faible, sans réelle personnalité. Une proie facile.
La lecture est fluide malgré le manque d’action mais j’ai tout de même trouvé la relation entre Joanne et Dany un peu fade. C’est peut-être dû au fait que l’histoire se déroule en 1980. Par contre, le personnage de Sam, le coéquipier de Dany a une vraie profondeur et est très attachant. Pour moi, c’est lui le véritable héros de cette intrigue.

Ann Rule écrit en général des thrillers authentiques. Je ne sais pas si c’est le cas de En toute confiance, mais je n’accroche pas à ce genre de romans. Je préfère des histoires hors du commun, empreintes d’un peu plus de fantaisie. Je pense donc que ce livre plaira à d’autres, notamment à ceux qui s’intéressent à la psychologie, au syndrome de Stockholm et aux séquelles mentales qu’une agression peut entraîner.

Note : 3,5/10

Extras
Traductrice : Catherine Makarius
Titre anglais : Possession
Première publication en VO en 1983
Fiche Bibliomania

Je remercie Livraddict et les éditions Michel Lafon pour ce partenariat.
LivraddictMichel Lafon