Archives Mensuelles: août 2011

Bilan trimestriel [1]

Après trois mois d’aventures bloguesques, le moment est venu de vous faire un petit résumé de mes lectures et des livres qui ont rejoint ma petite bibliothèque.

En trois mois, j’ai lu 10 romans (dont un en VO) : 
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Les ailes de l'ange, de Jenny Wingfield  Dix petits nègres, d'Agatha Christie  Nous n'avons pas changé, de Lorraine Fouchet  En toute confiance, d'Ann Rule  Hunger Games, de Suzanne Collins

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Les Hauts de Hurle-Vent, d'Emily Brontë Attention : chute d'anges, de Pierre Béhel  Dans la peau d'un autre, de Xavier Müller Le mec de la tombe d'à côté, de Katarina Mazetti  Dead until dark, de Charlaine Harris

Et 2 bandes dessinées.
Les aventures de Philip et Francis, Le piège machiavélique, de Pierre Veys et Nicolas Barral  Beauté, tome 1, Désirs exaucés, de Hubert & Kerascoët

Parmi ces livres, il y a 5 partenariats (un grand merci à Babelio, Livraddict, Les agents littéraires et News Book), 2 lectures communes, 3 coups de coeur et 3 déceptions.

Ces trois mois ont également été témoins de la venue de nombreux livres dans ma PàL : 10 livres achetés lors d’une rasia sur une brocante de livres, 3 livres à la nocturne de La Bourse aux livres à Tournai, 8 livres reçus lors d’échanges avec des Babélionautes, 1 livre offert par mon amoureux, 1 livre gagné grâce à VendrediLecture ainsi que les partenariats.
Petit aperçu de ceux qui vont rapidement passer à la casserole :
* Bauwen, Patrick, L’Oeil de Caine
* Coben, Harlan, Balle de match
* Deghelt, Frédérique, La vie d’une autre
* Fitzpatrick, Becca, Hush, hush
* Grimwood, Ken, Replay
Le reste de ma PàL dans mon planning lecture.

Je me suis lancée dans trois challenges :
Challenge Bernard WerberLe challenge Bernard Werber organisé par Aurélie. pour lequel je n’ai encore lu aucun livre… Il serait temps que j’entame L’empire des anges.
Défi La Plume au FémininLe défi La Plume au Féminin organisé par Opaline pour lequel j’ai déjà lu 3 livres.

Challenge - Je vide ma bibliothèqueLe challenge Je vide ma bibliothèque organisé par Ayma pour lequel je n’ai encore rien lu mais ça ne saurait tarder.

Le détail dans mon planning lecture.

Et je me suis inscrite pour mon 1e swap !
Swap Littérature jeunesse
Un swap sur la littérature jeunesse organisé par Léo Elfique. Ma partenaire est Priline et nous recevrons nos colis dans le courant du mois d’octobre 😀

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J’en profite également pour présenter ma première partenaire : Elyssandre.
Vous pouvez la retrouver dans mes partenariats et sur son blog.
Blog d'Elyssandre

Dead until dark, de Charlaine Harris [VO]

Dead until dark, de Charlaine HarrisMon résumé

Sookie Stackhouse n’est pas une serveuse comme les autres : elle a la capacité de lire dans les pensées, don qu’elle déteste. Alors, quand elle rencontre Bill, un vampire, et qu’elle se rend compte qu’elle ne l’entend pas penser, elle tombe directement sous son charme. Mais sortir avec un vampire n’est pas vu d’un bon oeil par les habitants du village, et les ennuis commencent, sous forme de meurtres. Sookie se sait en danger…

 
Mon avis

Comme beaucoup, je connais bien la série adaptée des romans de Charlaine Harris : True Blood. Je ne m’aventurais donc pas en terrain inconnu. Et c’est peut-être la raison pour laquelle j’ai été déçue de cette lecture !

 Je n’ai pas à être surprise par un retournement de situation étant donné que la 1e saison de True Blood suit très fidèlement l’intrigue du roman. À part quelques détails (notamment l’absence de Tara, la meilleure amie de Sookie à la télé), pas de grosse surprise.
En général, quand je lis un livre après avoir vu son adaptation à la télé, je suis toujours sous le charme, il y a ce petit côté envoûtant, ce petit plus, qui fait qu’on se dit : « Aah, les livres, on fait difficilement mieux. » Mais pas de ça ici.

 J’ai trouvé l’histoire plutôt plate et les personnages creux. Je trouvais déjà Sookie assez cruche dans la série, mais là c’est le sommet. C’est sans doute dû à la façon dont Charlaine Harris explore chaque petit moment du quotidien de l’héroïne (Sookie prend son bain, se coiffe les cheveux, met son maillot pour aller faire bronzette, met une pince banane dans ses cheveux, etc). Je n’ai trouvé là aucun intérêt, et j’ai eu des difficultés à venir à bout de ma lecture.

 Évidemment, je garde en tête que lorsqu’on connaît le meurtrier dès le départ, on prend le risque de s’ennuyer un peu, mais heureusement ce n’était quand même pas le cas. Malgré des passages franchement inintéressants, il y avait des petites touches d’humour très agréables. Le style en anglais est très simple, je n’ai eu aucun problème de compréhension et je ne me suis pas heurtée à une mauvaise traduction (plusieurs semblent penser que c’est le cas dans la version française).

 En définitive, je n’ai pas assez accroché  aux personnages pour poursuivre la lecture des tomes suivants. Je m’en tiendrai sûrement à la série télé, que je trouve sympa, plus approfondie, mais avec tout de même les quelques détails irritants du livre (la naïveté de Sookie, la place omniprésente du sexe).

 Note : 5/10

Extras
Première publication VO en 2001 et en français en 2005
La saga de La Communauté du Sud contient pour l’instant 10 tomes,
le 11e est prévu pour janvier 2012.
La saison 4 de True Blood est diffusée aux USA
sur HBO depuis le 26 juin 2011.
Fiche Bibliomania

Lu en VO

Dans la peau d’un autre, de Xavier Müller

Dans la peau d'un autre, de Xavier Müller


Mon résumé

Max, jeune étudiant en neurobiologie et hypnotiseur à ses heures, se réveille un matin au volant d’une voiture, dans le corps de Philippe Mahieu, chercheur sur le point d’écrire un article sur l’hypnose. Coup du destin ? Après l’angoisse, Max décide de saisir cette chance inespérée de devenir un chercheur reconnu et de révolutionner le monde scientifique. Mais les ennuis commencent et les choses ne se passent pas du tout comme il l’aurait voulu…

 


Mon avis

Xavier Müller est aussi docteur es sciences et journaliste scientifique. Dans son premier roman Dans la peau d’un autre, il traite de l’hypnose avec beaucoup d’aisance : un sujet qui au premier abord ne m’attire pas vraiment. Grande cartésienne, je ne comprends pas cette pratique et je n’imagine pas une seconde qu’elle puisse fonctionner sur moi. Je partais donc avec quelques a priori malgré le fait que la perte ou le changement d’identité est l’un des thèmes que j’affectionne le plus dans un roman.

La mise en place de l’intrigue s’étale sur une bonne moitié du roman et il faut s’accrocher avant d’arriver à l’élément perturbateur. Pourtant, l’histoire commençait fort : Max se retrouve d’entrée de jeu dans le corps d’un autre et va tenter de découvrir pourquoi. La première partie concerne donc la prise de conscience et la petite routine que mène Max, qui essaye de s’adapter. Un peu trop long et sans grands rebondissements.

Heureusement, la deuxième partie est allée bien au-delà de mes espérances. On plonge dans ce monde particulier de la science, où tous les coups bas sont permis et on se lie une bonne fois pour toute à Max/Philippe qui ne sait décidément plus qui il est.

« Un véritable chaos régnait dans mon esprit. Le monde m’apparaissait comme une vaste supercherie, un gigantesque faux-semblant. Ma carte d’identité portait le nom de Philippe Mahieu, mais au fond, qui étais-je réellement ? La réponse aurait fait plonger dans des abîmes de perplexité n’importe quel psychologue : un être hybride, le rejeton de la fusion de deux identités qui s’étaient mélangées. »

Course poursuite, remise en question de sa propre personnalité, transfert de mémoire, hypnose à grande échelle, et hop l’intrigue est lancée à du 200km/h.

J’avais peur que la résolution finale soit trop terre à terre, une simple schizophrénie par exemple, mais heureusement les retournements de situation sont multiples et grandioses. L’auteur mêle brillamment le thriller scientifique et le fantastique au point que le lecteur ne sait même plus où se trouve la frontière entre réalité et fiction. On en vient à se demander si l’hypnose peut oui ou non aboutir à tous ces enchaînements.

Petit bémol tout de même : quelques passages qui semblent invraisemblables, comme hypnotiser un perroquet pour obtenir un code (cela me paraît un peu facile comme solution au problème), mais peut-être est-ce dû au fait que je n’adhère pas et ne comprends rien à l’hypnose. À ceci s’ajoutent beaucoup d’explications sur le phénomène en lui-même et les techniques pour « endormir » quelqu’un, qui ne m’ont pas vraiment convaincues. Heureusement on ne rencontre pas trop de jargon scientifique, l’auteur essaye toujours de nous faire comprendre facilement où il veut en venir, notamment avec les neurones miroirs, sur lesquels repose la théorie de Philippe Mahieu pour expliquer l’hypnose.

« Des chercheurs expliquaient par exemple la contagion des sentiments par les neurones miroirs : si nous ressentions de l’empathie pour une personne triste, c’était parce que des neurones miroirs participant aux émotions s’activaient dans notre cerveau. À cause de ces neurones, nous éprouvions réellement de la peine. Voir souffrir était d’une certaine manière souffrir, tel était le second message qu’avaient délivré les neurones miroirs. […] Que Philippe Mahieu mette en évidence un rôle des neurones miroirs dans l’état hypnotique était tout bonnement incroyable. »

Après vérification, ces neurones existent bel et bien et cela rend le récit encore plus angoissant de vraisemblance. Au final, c’est donc un bon thriller, original, mais trop simple dans certains dénouements et au contraire très recherché et complexe dans d’autres.

Note : 7/10

Extras
Première publication : juin 2011
Ce roman a été édité grâce au soutien des internautes du site www.mymajorcompanybooks.com, premier site d’édition participative.
Fiche Bibliomania

Je remercie Newsbook et les éditions XO pour ce partenariat.
Newsbook  Éditions XO

Les Hauts de Hurle-Vent, d’Emily Brontë


Mon résumé

La vie de Catherine et Hindley va être bouleversée lorsque leur père rentre un soir avec un petit orphelin tout sale, qu’il nomme Heathcliff. Hindley n’aura de cesse toute sa vie de détester cet intrus, Catherine de l’aimer de tout son être.

 

Mon avis

Qui n’a jamais entendu parler d’Emily Brontë et de son célèbre roman Les Hauts de Hurle-Vent ? Bien peu de monde certainement, mais avant d’ouvrir ce livre, je n’avais pourtant aucune idée de ce qui m’attendait. Un conte sur les mœurs de l’époque ? Une histoire d’amour ? Un récit de vie ?

Les Hauts de Hurle-Vent, c’est avant tout l’histoire de Catherine et d’Heathcliff, l’histoire d’un amour fou mais inachevé, qui tortura leur âme. Un amour que la mort ne put éteindre, qui ravagea tout et rendit Heathcliff si misérable que seul le désir de vengeance finit par l’habiter.

« Catherine Earnshaw, puisses-tu ne pas trouver le repos tant que je vivrai ! Tu dis que je t’ai tuée, hante-moi, alors ! Les victimes hantent leurs meurtriers, je crois. Je sais que des fantômes ont erré sur la terre. Sois toujours avec moi… prends n’importe quelle forme… rends-moi fou ! mais ne me laisse pas dans cet abîme où je ne puis te trouver. Oh ! Dieu ! c’est indicible ! je ne peux pas vivre sans ma vie ! je ne peux pas vivre sans mon âme ! »

La lecture des premiers chapitres fut un peu lente ; un jeune homme arrive à Hurle-Vent et découvre ses habitants, dont Heathcliff, un homme asocial, bourru. Une domestique, Mrs Dean, se lance alors  dans le récit de la vie d’Heathcliff et des personnes qui l’ont côtoyé. Il faut du temps avant que l’histoire démarre, mais une fois lancée, c’est un régal de découvrir des personnages si complexes, si vivants, si puissants. Comme l’histoire des Hauts de Hurle-Vent s’étale sur trois générations, on apprend à les connaître presque parfaitement : on découvre la plupart à leur naissance et on les perd à leur mort. Ainsi, il ne s’agit pas d’une seule histoire, mais de plusieurs : celle du vieux Earnshaw qui rencontre le petit Heathcliff et décide de l’adopter, celle de l’amour déçu entre Catherine et Heathcliff et enfin celles de leurs enfants.

Le plus captivant dans ce roman, c’est de voir ce dont un homme est capable de faire par amour ou plutôt par dépit, par tristesse. Emily Brontë nous décrit l’âme humaine dans tout ce qu’elle a de plus sombre, de plus misérable. Chacun des personnages qu’elle nous dessine prend vie sous nos yeux et ne nous laisse pas de marbre. Leur ambiguïté est stupéfiante. Il est aussi facile de comprendre Heathcliff que de le haïr, d’en vouloir à Catherine que de lui pardonner, d’admirer Cathy que de la trouver mesquine. Je suis passée par tous les sentiments avec eux, une seconde je les aimais, l’autre je les méprisais, une page je les plaignais, l’autre je riais de leur sort. Et pour cela, je trouve que ce roman est un chef d’œuvre, unique en son genre.

Malheureusement, un point m’a déçue : le fait de connaître le déroulement des événements à l’avance. En effet, il y a au début du livre un petit arbre généalogique grâce auquel j’ai facilement identifié les personnages que je rencontrais au début du roman. Il était alors très utile. Mais au fil des pages, certains personnages vont mourir, se marier, avoir des enfants qui eux aussi vont se marier. Et une fois le petit arbre mémorisé, il est difficile de ne pas se dire après à peine quelques chapitres : « Comment ? Machin truc va se marier avec Bidule ? Heen non ! » Et d’attendre le moment fatidique où cela arrive. Je n’ai donc eu aucune surprise, aucune attente, et c’est vraiment très dommage, car j’en aurais d’autant plus apprécié la lecture.

Mis à part ce petit désagrément, j’ai vraiment été conquise par ce roman. Lire un classique n’est pas coutume pour moi, mais cette fois je ne le regrette pas du tout. Cela change de ce que je lis, et c’est agréable une fois de temps en temps. C’est pourquoi je pense continuer sur ma lancée avec Charlotte Brontë et Jane Austen.

Note : 7,5/10

Extras
Traducteur : Frédéric Delebecque
Première publication en 1847
Prévu : Charlotte Brontë et Jane Austen
Fiche Bibliomania

Défi La Plume au Féminin