Archives Mensuelles: octobre 2011

Reckless, tome 1 : Le sortilège de pierre, de Cornelia Funke

Reckless, tome 1 : Le sortilège de pierreMon résumé

À la mort de son père, Jacob Reckless se sent délaissé. Il découvre dans le bureau de son père un miroir qui va le faire passer dans un monde fantastique rempli de sorcières, de nains, de Goyls et de fées. Ce nouveau monde lui offre une deuxième chance et il y passe de plus en plus de temps. Mais les problèmes commencent le jour où son frère Will le suit derrière le miroir et est frappé d’un sortilège qui change sa peau en pierre. Si Jacob ne fait rien, son frère se transformera en Goyl et oubliera tout de ce qu’il était. Le temps presse !


Mon avis

Quel plaisir de se plonger dans cet univers magique où chaque personnage, chaque objet a sa propre histoire. Un sac qui fait disparaître les ennemis, de la bave d’escargot qui rend invisible, un cheveu de Raiponce qui se transforme en corde. Le monde créé par Cornelia Funke sort vraiment du commun, mêlant références aux contes de notre enfance et petites trouvailles farfelues. Les sorcières côtoient les fées, la Belle au Bois Dormant attend toujours impatiemment son prince charmant et les Goyls mènent une guerre sans relâche contre l’impératrice. Tout au long du roman, au fil des personnages, des rencontres, des découvertes, l’auteure nous bluffe.

« Le mouchoir qu’il tira tout d’abord du coffre était en simple coton mais, quand on le frottait entre les doigts, il en sortait deux pièces d’or. Jacob l’avait obtenu d’une sorcière, en échange d’un baiser qui, des semaines plus tard, lui brûlait encore les lèvres. Les autres objets qu’il fourra dans son sac à dos étaient tout aussi insignifiants en apparence : une tabatière en argent, une clé en laiton, une assiette en étain, un flacon en verre vert. Mais chacun de ces objets lui avaient déjà sauvé la vie au moins une fois. »

Ce livre plaira particulièrement aux jeunes ados, car il n’y a pas de temps mort. L’histoire défile et les descriptions ne sont jamais trop longues ou barbantes. Au contraire, elles forgent un monde particulièrement intriguant et le lecteur ne s’ennuie pas une seconde. En effet, dès le premier chapitre, Jacob passe de l’autre côté du miroir et dans le troisième chapitre, son frère est déjà atteint du mauvais sort.  Le début est donc très (trop ?) rapide et un peu brouillon. On est lâché dans un monde inconnu, avec des méchants Goyls, et on se sent un peu perdu. Que veulent-ils ? Qui sont-ils ? Heureusement, tout finit par se mettre en place. L’aventure commence et il est difficile de lâcher le livre.

Les chapitres sont assez courts et se présentent sous forme de petites illustrations de la main de l’auteur. Une sympathique petite distraction qui permet de s’enfoncer encore un peu plus dans ce monde fantastique.

Illustration by Cornelia Funke     Illustration by Cornelia Funke
Fox, l’amie renarde de Jacob                     Terpevas, la ville des nains

J’irai même jusqu’à dire que c’est un petit coup de cœur car je ne vois aucun point négatif à développer. J’avais peur de rester sur ma faim une fois le livre refermé car, comme c’est le cas pour de nombreux livres ces dernières années, Reckless a une suite (qui n’est pas encore parue). Hé bien non, il y a un vrai point final à cette histoire, suivi tout de même de quelques points de suspension pour attirer le lecteur dans le tome suivant. Juste ce qu’il faut, ni trop, ni trop peu. Vous pouvez donc vous arrêter ici, mais en ce qui me concerne, je lirai avec plaisir la suite des aventures de Jacob.

Note : 8,5/10

Extras
Traduit de l’allemand par Marie-Claude Auger
Première publication : septembre 2010
Fiche Bibliomania
Reckless
signifie en anglais « téméraire »
et correspond parfaitement au jeune héros.
Cornelia Funke a dit :
“When I write a book, I let the story carry me along as the writer.
In fact, I rarely know how a story is going to end as I’m writing it.
It plays itself out, and I like to be as surprised by the ending
as I hope my readers are.”

Un employé modèle, de Paul Cleave

Un employé modèle, de Paul Cleave

Mon résumé

Joe est concierge dans un commissariat de police. Il semble un peu attardé et tout le monde le considère avec sympathie. Ce que personne ne sait, c’est que Joe viole et tue des femmes. Il a réussi à obtenir ce job pour surveiller les recherches de la police afin de ne pas se faire prendre. Par la même occasion, il voudrait découvrir l’identité d’un meurtrier qui opère de la même façon que lui et semble vouloir lui mettre ses crimes sur le dos.

Mon avis

Un employé modèle semble avoir tout pour plaire. Un thriller dont le narrateur est un tueur en série qui travaille dans un commissariat en dupant les flics. La comparaison que l’on pourrait faire avec notre cher Dexter ne va pas plus loin (hélas). Tuer des gens est le seul point commun que Joe ait avec lui. Joe n’est pas un « gentil » tueur, il aime tuer, n’a pas de remords et se prélasse dans sa supériorité intellectuelle. Il est sûr de lui, imbu de sa personne, asocial et possède un humour noir dégrisant.

« Je ne souffre pas de compulsion à tuer tout le temps. Je ne suis pas un animal. Je ne cours pas partout en me déchargeant d’abus subis dans mon enfance tout en trouvant des excuses pour tuer. […] Je ne suis qu’un type normal. Un Joe moyen. Avec un hobby. Je ne suis pas un psychopathe. Je n’entends pas de voix. Je ne tue pas pour Dieu ou Satan, ou le chien du voisin. Je ne suis même pas religieux. Je tue pour moi. C’est aussi simple que ça. J’aime les femmes et j’aime leur faire des choses qu’elles ne veulent pas me laisser faire. Il doit y avoir 2 ou 3 milliards de femmes sur cette terre. En tuer une par mois, c’est pas grand-chose. C’est juste une question de perspective. »

Aux premiers abords, Joe m’a plu. Alors qu’on devrait d’emblée le détester, il a su m’amuser, même en pleine scène de crime. Un point de vue original, différent de tous les thrillers que j’aie pu lire : on suit les pensées du tueur pendant le meurtre et non celles de sa victime. L’horreur de l’acte ne nous choque pas, il devient même banal. Intrigant donc, car je n’avais encore jamais souri en plein crime !

« Je me déshabille et je grimpe sur le lit. Elle bouge à peine, ne se plaint pas, continue seulement à pleurer jusqu’à ce qu’elle n’ait plus de larmes. Quand on a fini, et que je descends du lit, je découvre qu’à un moment l’œuf a glissé jusqu’au fond de sa bouche, au point de l’étouffer avec succès. Ceci explique les borborygmes que j’ai entendus et que, sur le moment, j’avais pris pour autre chose. Oups ! »

Mais au fil de la lecture, j’ai vite déchanté. Les seuls amis de Joe sont ses poissons rouges et sa vie est bien monotone. Même ses meurtres le sont, ils se ressemblent tous et ne marquent pas le lecteur. À part jouer l’attardé au commissariat, rendre visite à sa chieuse de mère et tuer quelques femmes, Joe ne fait rien. Les mêmes scènes se répètent encore et encore, sans apporter grand-chose de nouveau à l’intrigue : sa mère lui téléphone pour l’engueuler, Joe se vante de sa façon de crocheter une serrure ou de voler une voiture, il lave le commissariat et subtilise des documents. Bref une routine qui ne m’a pas intéressée et j’ai eu du mal à voir l’intérêt de l’enquête, qui n’avance pas !

J’ai vraiment aimé le style de l’auteur et son humour, à défaut de son personnage. Évidemment, il ne nous dépeint pas un tueur sympathique, le but n’est pas que l’on se prenne d’amitié pour lui, et Paul Cleave réussit bien son coup, car Joe est irritant au possible, sauf dans ses moments de faiblesse. Ce sont d’ailleurs les moments les plus captivants ! Les personnages secondaires sont quant à eux intéressants, dommage qu’on ne mette pas un peu plus l’accent sur leur vie.
Mais au final, je suis bien déçue de cette lecture, qui ne m’a fait ni chaud ni froid. L’intrigue n’a pas un point de chute hors du commun et l’enquête en elle-même tire en longueur. Je me retrouve une fois de plus seule avec mon avis mitigé, car Un employé modèle semble faire l’unanimité auprès des libraires et blogueurs (hylyirio, lasardine).

Note : 4,5/10

Extras
Traducteur : Benjamin Legrand
Première publication : mai 2010
Fiche Bibliomania
Le trailer du roman :

Je remercie Babelio et les éditions Le Livre de Poche pour ce partenariat.
Babelio - Masse Critique        Le Livre de Poche

L’échappée belle, d’Anna Gavalda

L'échappée belle, d'Anna Gavalda

Mon résumé

Garance, Simon, Lola et Vincent. Quatre frères et sœurs unis envers et contre tous, qui ont besoin d’un peu de temps pour eux, ensemble, loin du quotidien, pour se retrouver, échanger, se souvenir des bons moments.

Mon avis

J’ai découvert Anna Gavalda avec Ensemble, c’est tout, un livre merveilleux. Par la suite, j’ai lu quelques-uns de ses autres romans, mais je n’ai jamais retrouvé la petite étincelle, je me suis même souvent ennuyée. J’appréhendais donc cette nouvelle lecture. Et on est bien loin de l’étincelle escomptée.

Il faut savoir que L’échappée belle est une nouvelle d’une centaine de pages et qu’il est donc impossible pour l’auteure d’esquisser des personnages particulièrement attachants, décrits dans les moindres détails. C’est un peu ce qu’il manque à ce roman, car les personnages ont du potentiel, on devine derrière les quelques pages qu’on pourrait les aimer, et s’amuser à découvrir les méandres de leur petite vie.

« Nous sommes bien différentes pourtant… Elle a peur de son ombre, je m’assois dessus. Elle admire les peintres, je préfère les photographes. Elle ne dit jamais ce qu’elle a sur le cœur, je dis tout ce que je pense. Elle n’aime pas les conflits, j’aime que les choses soient bien claires. Elle n’aime pas sortir, je n’aime pas rentrer. Elle ne sait pas s’amuser, je ne sais pas me coucher. Elle ne s’énerve jamais, je pète les plombs. […] Elle est romantique, je suis pragmatique. Elle s’est mariée, je papillonne. Elle ne peut pas coucher avec un garçon sans être amoureuse, je ne peux pas coucher avec un garçon sans préservatif. Elle… elle a besoin de moi et moi j’ai besoin d’elle. »

Mais il n’y a pas d’histoire. Des frères et sœurs qui s’aiment et se retrouvent avec leurs souvenirs. Ils rigolent, se rappellent leur enfance, lancent quelques anecdotes. Des jets de phrases collées les unes aux autres, des énumérations, parfois des alinéas qui semblent ne servir que de remplissage. Ça aurait pu être un joli petit morceau de vie, mais c’était trop creux pour moi.

J’ai souri quelques fois, ri une grosse fois, je me disais que certains passages étaient sympas, mais j’ai refermé le livre après deux heures avec l’impression d’avoir un peu perdu mon temps. Je n’ai rien ressenti, cette nouvelle ne m’a pas apporté légèreté et fraîcheur, contrairement à certains blogueurs (Silvi, Manie, MyaRosa), qui eux ont adoré L’échappée belle.

Note : 5/10

Extras
Première publication : novembre 2009
Mais à l’origine, cette nouvelle était plus courte et
avait été offerte à 20 000 adhérents de France Loisirs en 2001.
Anna Gavalda l’a retravaillée et allongée
pour en faire un court roman à publier quelques années plus tard.
Fiche Bibliomania

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Quand souffle le vent du nord, de Daniel Glattauer

Quand souffle le vent du nord, de Daniel Glattauer


Mon résumé

Un jour, Emmi envoie par inadvertance un mail à un inconnu, Léo. Celui-ci lui répond pour la mettre au courant de son erreur. Emmi répond avec humour et sans s’en rendre compte, elle se lance avec Léo dans une correspondance effrénée, amusante, piquante, haletante qui les rend petit à petit accros. Vont-ils franchir le pas et se rencontrer ?


Mon avis

Ce livre a été un coup de cœur pour de nombreux blogueurs. Une romance qui s’épanouit par le biais de mails, ça ne pouvait que me plaire puisque j’adore les romans épistolaires et les histoires d’amour.

Et ça m’a plu. J’ai passé un très bon moment avec Emmi et Léo, à lire leur petite correspondance d’abord anodine, et puis plus personnelle. On découvre ces deux personnages à travers leur façon d’écrire, derrière leur humour, leur retenue, leurs hésitations. C’est doux, tentant et de plus en plus prenant. Petites discussions sur la météo alternent avec des grandes déclarations d’amour, et tout au long on se demande, comme Emmi et Léo, si un avenir ensemble est possible. Le problème, c’est qu’ils ne veulent pas se rencontrer, ou plutôt ne se mettent jamais d’accord. Alors, possible ou pas ?

Ca m’a plu mais… il y a un mais. J’ai trouvé Léo attachant, assez réel dans son rôle d’amoureux transi qui reprend espoir en parlant jour après jour à Emmi. Celle-ci par contre me sortait parfois un peu par tous les trous, car Emmi est un peu arrogante, semble sûre d’elle et veut que Léo tombe sous son charme. Elle veut qu’il la rencontre, mais quand c’est le cas, elle se rétracte. Elle veut qu’il la trouve belle et ne supporte pas bien qu’il préfère l’image virtuelle qu’il s’est créé d’elle. Elle est jalouse et quelque fois un peu manipulatrice. Mais pas assez apparemment pour me déplaire totalement, car leur histoire m’a fait rêvé et rire, m’a surprise et emportée loin de mon quotidien. Et puis, Emmi est aussi une femme fragile, derrière ses grands airs.

En quelques heures, ce petit livre était fini et m’a laissé sur un très bon sentiment grâce au dernier mail, qui débarque, inattendu, renversant. Un mail de clôture parfait pour cette histoire étonnante. Juste ce qu’il faut de suspense pour me donner envie de lire la suite : La septième vague.

« Je trouve fascinant que vous soyez capable d’engager la conversation avec une personne que vous ne connaissez pas du tout, que vous n’avez encore jamais vue et que vous ne verrez probablement jamais, de qui vous n’avez rien à attendre, et cela sans savoir si elle vous répondra de la même manière. »

J’ai eu du mal à croire en cette histoire qui fait ses premiers pas grâce à un mail adressé à une mauvaise personne. Comment une belle romance peut-elle se baser là-dessus ? Dans le monde réel, je me trompe de destinataire, et dans le cas où celui-ci me répond, je n’imagine pas que cela puisse aller plus loin. Mais c’est ça la beauté du roman, et j’affectionne particulièrement les histoires d’amour avec un petit côté impossible, irréel. Une belle histoire donc mais ce n’est tout de même pas le coup de cœur attendu.

Note : 7,5/10

Extras
Traduit de l’allemand par Anne-Sophie Anglaret
Première publication VO en 2006 et en français en 2010
Fiche Bibliomania
Prévu : La septième vague

L’Oeil de Caine, de Patrick Bauwen

L'Oeil de Caine, de Patrick Bauwen

Mon résumé

Un nouveau jeu de télé-réalité est lancé : 5 hommes et 5 femmes d’âges et milieux différents ont été choisis pour participer à L’Oeil de Caine. Ils ont chacun un secret, mais le jeu tourne au fiasco et les 10 participants se retrouvent coincés ensemble dans le désert, avec un meurtrier qui semble pouvoir épier leurs moindres faits et gestes. Eeet action, ça tourne !


Mon avis

« L’Oeil de Caine est une émission révolutionnaire. Rien ne lui ressemble. (Elle se mit à arpenter la suite.) Dix candidats. Dix personnes ordinaires, de toutes les tranches d’âge, de tous les milieux. Des gens comme vous et moi. À une exception près : chacun possède un secret. Une chose dont il n’est pas fier et qu’il ne souhaite pas qu’on révèle. Regroupez ces gens entre eux. Voyez comment ils gèrent la situation… (Elle s’arrêta pour le dévisager.) Chacun des dix candidats possède un secret, oui, mais c’est notre lot à tous. Ca pourrait être l’histoire de votre voisin, de votre femme. Chaque jour que Dieu fait, nous sommes obligés de vivre avec nos erreurs. Lorsqu’on les expose en pleine lumière, il faut affronter le regard des autres. Ca, c’est L’Oeil de Caine. Révélez votre secret. Ouvrez votre âme. Affrontez votre démon et racontez-nous l’histoire. Voilà ce que j’attends ! (Elle écarta les bras.) Ce que je veux n’est pas de la télé-réalité. C’est la réalité tout court. »

 Ce que j’attendais de L’Oeil de Caine, c’est une fin machiavélique, inattendue, renversante. Et c’est bingo ! Pourtant ce n’était pas gagné. On entre vite dans le vif du sujet, les candidats sont kidnappés par un meurtrier psychopathe qui semble bien décidé à les tuer les uns après les autres. Mais le début reste lent, malgré les rebondissements, je survolais l’histoire sans me prendre au jeu du tueur. Il a fallu attendre une bonne moitié pour que j’aie vraiment envie de lire sans m’arrêter. J’ai commencé à véritablement suivre l’enquête avec intérêt après en avoir appris assez sur chacun des protagonistes.

 Le thème de la télé-réalité m’intriguait beaucoup, de même que cette histoire de secrets. Mais au final, ces secrets ne servent que de contexte, ils ne sont pas creusés, ne sont pas bouleversants, n’ont pas de réelle importance pour l’intrigue alors qu’ils auraient pu donner une réelle dimension à celle-ci. C’est dommage. En fait, tout le suspense est créé par le huis clos : ils sont tous ensemble dans le désert, ils font attention les uns aux autres, et pourtant inexorablement, les meurtres s’enchaînent. Y aurait-il un intrus parmi les candidats ? D’ailleurs, on pense aux Dix petits nègres d’Agatha Christie, mais la fin est tout autre, bien plus sournoise encore dans L’Oeil de Caine.

 Et justement, j’attendais l’auteur au tournant, lui et son final bluffant (selon plusieurs blogueurs). Au fil des pages, je me disais « Ah je parie que je vois où il veut en venir, il ne m’aura pas comme ça ! » et je ne pensais pas être aussi (agréablement) surprise par la dernière révélation. Car oui j’avais deviné quelques petits détails, mais j’étais loin du compte, et ce sentiment d’ivresse de s’être bien fait avoir lorsqu’on referme le livre est génial. Rien que pour ses derniers chapitres, L’Oeil de Caine mérite toute votre attention !

Note : 8/10

Extras
Première publication : décembre 2006
Fiche Bibliomania
L’Oeil de Caine commence comme ça :
« Seth va mourir, il le sait. Le fait qu’il n’ait
que douze ans n’y changera rien. »

Au programme : les deux autres livres de Patrick Bauwen :
Monster et Seul à savoir.

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