Archives Mensuelles: janvier 2012

Psi-changeling, tome 1 : Esclave des sens, de Nalini Singh

Psi-Changeling, tome 1 : Esclave des sens, de Nalini Singh

Mon résumé

Les Psis sont des êtres dépourvus d’émotions, froids et hautains. Ils possèdent des dons de télépathie et sont tous reliés par l’esprit. Sascha est une Psi. Mais elle est différente. Elle est la seule à ressentir des émotions et doit cacher à tous sa déficience si elle ne veut pas finir incarcérée. Lucas  est un changeling : il peut se transformer en léopard. Les changelings, eux, sont exubérants, plein de joie de vivre, submergés par leurs émotions. Lorsque Lucas rencontre Sascha, il se rend vite compte qu’elle n’est pas un bloc de glace insensible et il va tout faire pour percer son secret.

Mon avis

« Le but de « Silence » était de conditionner les enfants Psis dès leur naissance en leur apprenant à ne plus éprouver de colère. Mais le Conseil constata rapidement qu’il était impossible d’isoler cette émotion des autres. En 1979, l’objectif de Silence fut modifié. À compter de cette date, on amena les enfants Psis à ne plus rien ressentir du tout. Ni colère, ni jalousie, ni convoitise, ni joie, et encore moins amour. Silence connut un succès retentissant.
En 2079, année qui voit le conditionnement de la cinquième ou sixième génération de Psis, tous ont oublié qu’ils ont pu un jour être différents. »

Première incursion dans un univers très différent de tout ce que j’ai pu lire jusqu’à présent. Je n’avais jamais entendu parler de Psis ou de changelings, et c’était vraiment rafraîchissant de découvrir des créatures surnaturelles autres que les vampires ou les loups-garous. Ce monde original m’a vraiment emportée loin de mon quotidien et j’ai dévoré ce livre, qui enfin a su répondre à mes attentes.

Première incursion aussi dans un genre nouveau, le « Sexy/Romance » avec des scènes osées qui ont su m’arracher quelques frissons, mais quelques éclats de rire aussi, avec des phrases du genre :

« Suce-moi, chaton. Goûte-moi. »

Une expérience assez inattendue, mais loin d’être désagréable. Le sexe ne prend pas une place trop importante dans l’histoire, ainsi les passages sous la couette sont assez plaisants. Il faut dire que l’innocente petite Sascha est parfaite dans son rôle d’exploratrice des sensations. On a de la peine pour elle d’apprendre la vie fade qu’elle a menée jusque là et c’est un régal de la voir découvrir le chocolat ou les ébats amoureux.

Ce livre m’a beaucoup plu car on n’a plus affaire à deux ados mystérieux qui tombent subitement amoureux, on ne sait pas trop bien pourquoi. Ici, la relation entre Sascha et Lucas s’intensifie petit à petit. On les découvre au fur et à mesure qu’ils se dévoilent l’un à l’autre, avec leurs faiblesses, leurs envies, leurs souffrances. Ces deux personnages sont très attachants, même si Lucas est un brin trop protecteur et jaloux à mon goût. À la fin, il en devient même exaspérant, mais je pense que sa personnalité colle tout de même très bien à la « bête » qui sommeille au fond de lui.

En arrière plan, il y a aussi une enquête (il fallait bien quelque chose qui pousse nos deux tourtereaux l’un vers l’autre). Mais celle-ci m’a semblé être un support assez peu creusé : un meurtrier Psi qui tue des femmes changelings. L’intrigue est assez lente, il n’y a pas de réel suspense. Ca ne m’a pas gêné outre-mesure parce que l’histoire d’amour me suffisait, mais je peux comprendre que certains y aient vu un vrai manque.

Étant donné que le roman se termine comme il faut avec un vrai point final, je passe avec plaisir sur les quelques longueurs ou répétitions. Aujourd’hui, c’était juste ce qu’il me fallait, mais je ne suis pas sûre qu’il y a quelques mois, je l’aurais autant apprécié. Ce livre s’est retrouvé au bon endroit au bon moment et malgré ses défauts, qui en gêneront surement plus d’un, l’histoire m’a vraiment conquise.

Note : 8/10

Extras
Traductrice : Claire Jouanneau
Première publication VO en 2006 et en français en 2011
Fiche Bibliomania
Le tome 2 est déjà sorti et se concentre sur
un autre léopard de la meute, ami de Lucas.

Je remercie Livraddict et les éditions Milady pour ce partenariat.
LivraddictMilady

Et voilà ma première contribution au Challenge ABC de Nanet !
Challenge ABC 2012 N° 1 dans le challenge ABC 2012 – Lettre S

Abandon, de Meg Cabot

Abandon, de Meg Cabot

Mon résumé

Pierce a vécu une expérience de mort imminente. Mais elle n’a pas seulement vu une lumière, elle a rencontré John, qui lui a proposé de passer l’éternité là-bas avec lui. Mais Pierce a réussi à s’enfuir et est revenue dans le monde des vivants. Elle essaye de retrouver une vie normale, mais John continue à faire irruption dans sa vie.

 

 

Mon avis

Première réaction : pff que c’était long ! Et pas très bien écrit, ou mal traduit, je ne sais pas. D’ailleurs, la traductrice est la même que celle de La Communauté du Sud et j’ai déjà entendu dire que les traductions laissaient un peu à désirer. Mais entre les expressions pour faire jeune (« énôrme », « c’est trop pas cool ») et les phrases qui n’en finissent pas, coupées à tout bout de champ par des parenthèses parfois mal ponctuées et des tirets, je dois dire que ma lecture n’a pas été des plus simples.

« Un peu comme elle préférait ignorer qu’elle était revenue à Isla Huesos pour approfondir ses recherches sur ses spatules roses adorées (Ça ressemble à des flamants roses, sauf que ça a le bec aplati comme une crêpe.) juste après que la plus grande catastrophe écologique de l’histoire – l’histoire des États-Unis, faut pas exagérer – eut bien failli les éradiquer. »

Sans parler du sentiment de ne pas toujours comprendre où l’auteure veut en venir. Pendant les cent premières pages, c’est vraiment la pagaille. On oscille entre présent, passé et futur, entre ce qu’il s’est vraiment passé, ce que Pierce pense maintenant et ce qu’elle pensait sur le moment. C’était très déroutant et ça ne m’a laissé qu’une impression de brouillon, d’idées mises les unes à côté des autres, et tant pis pour la chronologie.

Et puis, j’en ai vite eu marre d’être dans la tête de Pierce. Elle a son petit mot à dire sur tout ce qu’il se passe, sur tout ce qu’elle pense. En général, j’aime encore bien avoir accès aux pensées des personnages, mais ici, il y avait trop de parenthèses, trop de petites remarques inutiles, qui ne font qu’entraver la lecture. Il y avait un vrai manque de fluidité (ce n’est pas pour rien qu’il m’a fallu un mois pour le lire !)

Et enfin, après ¾ d’un livre assez fade, où il ne se passait pas grand-chose, l’histoire devient intéressante. Quand enfin, l’auteure a fini de nous expliquer ce qu’il est arrivé à Pierce et de préparer le terrain pour son intrigue, les choses peuvent vraiment commencer. Enfin un peu d’action, de retournements et d’amour.

« Impossible de penser au cimetière, aux Furies ou à la Nuit du Cercueil quand il m’embrassait comme ça. Impossible d’envisager qu’il puisse arriver quoi que ce soit. Jamais. J’avais la tête vide. Ou pleine. Pleine de lui.
Il a laissé sa bouche s’attarder là, sur la mienne. Pas de façon possessive, non, ni même tendre… juste comme si c’était sa place normale, comme si nos lèvres étaient faites pour s’épouser. »

Et puis, boum, fini.

Certains blogueurs défendent souvent ce genre de livre en disant qu’il sert d’introduction à la saga, qu’un premier tome se doit de poser des bases. Je ne suis pas d’accord. Pour moi, un livre doit se suffire à lui-même. Les bases doivent être posées, oui, mais pendant les quatre premiers chapitres. Je ne veux pas d’un livre qui serve de prologue à une saga, je veux être transportée par l’histoire dès le début, et c’est de ça que dépendra mon envie de continuer la saga. Ici, c’est raté !

Toutefois, petite note positive : l’idée de base est très séduisante. Meg Cabot s’est renseignée avant d’écrire son roman et nous intrigue avec son mythe d’Hadès et Perséphone revisité. Elle propose même en fin de roman un livre pour ceux qui s’intéressent aux Enfers de la mythologie grecque, et ça c’est une très bonne initiative !

Note : 4/10

Extras
Traductrice : Frédérique Le Boucher
Première publication : novembre 2011
Fiche Bibliomania
Meg Cabot déclare s’être intéressée aux divinités des Enfers,
et plus particulièrement au mythe d’Hadès et de Perséphone,
quand elle était encore au lycée.
C’est là que lui est venue l’idée de son livre Abandon.

Je remercie Babelio et les éditions Hachette pour ce partenariat.
Babelio - Masse Critique   Hachette Livre