Archives du 02/07/2012

L’assassin royal, tome 1 : L’apprenti assassin, de Robin Hobb

L'assassin royal, tome 1, de Robin Hobb

Mon résumé

Un vieillard amène au château un gamin de six ans en déclarant qu’il est le bâtard du prince Chevalerie et qu’il ne veut plus s’en occuper à sa place. L’enfant va grandir parmi les animaux dans les écuries et développer un lien très particulier avec eux. Quelques années plus tard, le roi finit par lui prêter attention, mais dans un but bien précis : le former à la connaissance des poisons et aux gestes qui peuvent être fatals afin de faire de lui l’assassin du roi.

Nbr de pages : 510 / Éditeur : J’ai lu / Titre VO : Assassin’s apprentice

Mon avis

C’est rare, mais c’est chaque fois avec un énorme plaisir que je me plonge dans le monde de la Fantasy. J’avais entendu beaucoup de bien de L’assassin royal et je m’étais donc acheté les 4 premiers tomes. Et j’ai bien fait, car ce premier tome a su combler mes attentes et j’ai adoré découvrir la vie de Fitz. Dans ce premier tome, Fitz nous raconte son enfance. Il n’a aucun souvenir de sa mère ou de sa vie d’avant, mais se souvient très bien de son arrivée au château et ses premiers pas en tant qu’assassin royal.

Il s’agit de t’enseigner le meurtre, plus ou moins. À tuer les gens. L’art raffiné de l’assassinat diplomatique ; ou bien comment rendre aveugle ou sourd ; ou encore comment affaiblir les membres, provoquer une paralysie, une impuissance ou une toux débilitantes; ou déclencher une sénilité précoce, ou la folie, ou … mais peu importe. Tout cela, c’est mon métier. Et ce sera le tien, si tu l’acceptes. Sache a priori que je vais t’apprendre à tuer des gens. Pour ton roi. […] Tu y prendras peut-être goût, ou peut-être pas. Ce n’est pas de mon ressort. Bien ! Je dois donc t’enseigner à devenir un assassin. Cela te convient-il, mon garçon ?

Fitz est un personnage attachant, un petit garçon malin, sensible et plein de jugeote, que l’on a envie de protéger. On suit avec plaisir l’évolution de Fitz, les épreuves qu’il doit surmonter, les personnes auxquelles il s’attache (et nous aussi par la même occasion). Aucun personnage n’est bâclé ou simplement survolé, pas même les animaux, qui ont un place très importante dans ce livre.

L’univers que Robin Hobb a créé n’est pas particulièrement original, pas de créatures magiques, mais il a su éveiller ma curiosité avec ses légendes et la présence d’une magie hors du commun : l’Art et le Vif, la faculté de communiquer par la pensée avec les humains et les animaux. J’ai beaucoup aimé découvrir, en guise d’introduction à chaque chapitre, des légendes sur les dieux, des croyances populaires (la tradition, par exemple, de nommer les seigneurs par un qualificatif vertueux, comme le prince Vérité), des explications sur le mode de vie des Pirates, des soldats ou des marchands. On se retrouve en plein cœur des Six-Duchés, comme si l’on y était car l’écriture de Robin Hobb se prête parfaitement à la Fantasy et aux descriptions de cet univers médiéval.

L’assassin royal est donc une excellente découverte. Malgré quelques longueurs et de longs passages dépourvus d’action, je ne me suis jamais ennuyée, et je me replongeais toujours avec délice dans ma lecture. Je me réjouis de voir Fitz grandir et d’en apprendre plus sur les Pirates, qui sèment la terreur partout dans les Six-Duchés.

Note : 8/10

Extras
Traducteur : Arnaud Mousnier-Lompré
Première publication VO en 1995 et française en 1998.
Fiche Bibliomania
La série de L’assassin royal est composée de 13 tomes
et la suite m’attend déjà dans ma PàL 🙂