Archives Mensuelles: octobre 2012

New Victoria, de Lia Habel

New Victoria, de Lia Habel

 

Quatrième de couverture

2195. Nora Dearly, jeune fille de la haute société de New Victoria, est plus intéressée par l’histoire militaire de son pays que par les bals et les jolies robes. Elle n’imaginait pas que la mort de son père, le docteur Dearly, la projetterait au cœur des conflits qui menacent les frontières du pays… Kidnappée par une faction rebelle, Nora doit combattre ses préjugés pour comprendre leurs motivations. Bram Griswold, un jeune soldat courageux et séduisant, entend bien lui ouvrir les yeux sur la véritable menace qui pèse sur les vivants… comme sur les morts.

Nbr de pages : 576 / Éditeur : Castelmore / Titre VO : Dearly, Departed

Mon avis

Après quelques pages, j’ai bien dû me rendre à l’évidence : ce mélange entre mœurs de l’ère victorienne et nouvelles technologies était pour moi un concept révolutionnaire, mais le contraste était aussi assez… désarçonnant. Imaginez que vous évoluez dans un monde où parents et enfants se vouvoient et où les jeunes filles ne portent que des robes longues et attendent de se faire courtiser par un bel aristocrate, mais qu’en même temps, tout est numérisé, au point que les façades des bâtiments et le ciel étoilé ne soient qu’hologrammes. Ce mélange de science-fiction, d’horreur (y a quand même des très méchants zombies), et de romance d’une autre époque m’a tout simplement scotchée et j’applaudis cette idée novatrice.

Des panneaux numériques lisaient la puce d’identité dans notre poignet et affichaient des publicités aux couleurs vives sur notre passage, personnalisant leur contenu en fonction de nos données publiques. Puisque j’étais une adolescente, ils supposaient que je m’intéressais aux crèmes pour le visage, aux tissus et à la mode du printemps prochain.

Cet univers hors du commun est, en plus, particulièrement bien décrit, avec un vrai contexte historique. Au lieu de rester dans le vague, nous trouvons rapidement réponse à toutes nos questions et on découvre avec horreur comment les « nous » de 2012 sont devenus les « eux » de 2195. « Originalité » résume donc parfaitement cette histoire très agréable, d’un genre différent de ce que j’ai pu lire jusqu’à présent.

D’un autre côté, on nous ressert la traditionnelle histoire d’amour impossible. Mais celle-ci est amenée tout en finesse et reste, la plupart du temps, au second plan pour laisser la part belle à l’action et aux nombreuses aventures des personnages. Des personnages qui prennent tour à tour la parole pour nous raconter ces aventures. J’ai d’ailleurs été agréablement surprise car je n’ai rien à reprocher aux héroïnes (et ça c’est rare !). Elles se battent et ne se lamentent pas, tout en restant de vraies demoiselles des années 1800, courtoises mais têtues, courageuses mais réticentes à l’idée de devoir montrer leurs jambes ou de mettre un pantalon.

Je regrette juste un petit manque de rebondissements. L’action est très présente, avec des batailles, des sauvetages, des héroïnes qui n’ont pas froid aux yeux, mais tout se déroule souvent comme on pourrait s’y attendre et je n’ai pas vraiment été surprise par la tournure des événements. Mais la dynamique, la narration à plusieurs voix et les héros très sympathiques rattrapent facilement cette petite faille dans l’intrigue. N’hésitez donc pas à découvrir New Victoria, vous ne serez pas déçus !

Note : 8/10

Extras
Traductrice : Audray Sorio
Première publication : août 2012
Fiche Bibliomania
Le tome 2, Dearly, Beloved, est sorti en VO en septembre 2012 et devrait paraître  début 2013 en français.

***

Je remercie Babelio et Castelmore pour ce partenariat.
Babelio - Masse Critique

Lecture réalisée pour le challenge Lire sous la contrainte, organisé par Philippe D
Lire sous la contrainte

Titre comportant un prénom

Si je reste, de Gayle Forman

Si je reste, de Gayle Forman

Mon résumé

Après un grave accident de voiture, Mia tombe dans le coma. Elle voit son corps meurtri dans le lit de l’hôpital, arpente les couloirs, entend ses proches lui parler, les médecins l’ausculter. Pendant ce temps, elle réfléchit. Veut-elle vraiment revenir ? Ne serait-ce pas plus simple de baisser les bras et de s’endormir pour toujours ? Elle se remémore alors tous les petits moments de sa vie d’adolescente, les bons comme les mauvais.

Nbr de pages : / Éditeur : Oh éditions / Titre VO : If I stay

Mon avis

Je me rends compte maintenant que c’est facile de mourir. C’est vivre qui est difficile.

L’histoire de Mia. Sa vie avant son terrible accident, avant qu’elle ne perde tout, avant de se retrouver devant ce dernier choix : vivre ou mourir. À coups de flash-back, elle nous raconte ses petits défauts, les événements importants qui ont jalonné son adolescence, sa rencontre avec Adam, ses victoires et ses échecs, ses peurs, mais surtout tous les moments précieux qu’elle a passés en famille.

Une histoire sur des faits assez banals finalement, mais c’est très joliment raconté, de façon émouvante, sans pour autant tomber dans l’excès. Gayle Forman écrit avec justesse et sobriété, parfois même avec retenue. J’ai eu le cœur serré plus d’une fois, mais pas au point de verser une larme. Il n’y a ni suspense, ni grosse surprise, mais au moins, ce roman ne souffre pas de gros clichés et ça a été un plaisir de rencontrer Mia, une héroïne assez mature et réfléchie, pas cul-cul ou naïve, une jeune ado qui fait bien son âge en fait.

Ce livre amène une réflexion intéressante sur la mort, sur l’impact qu’elle a sur les proches de la victime, sur les choix auxquels nous sommes confrontés, sur l’enterrement. Le tout agrémenté de quelques touches d’humour et empreint de musique du début à la fin, aussi bien classique que rock, avec pas mal de références à de vieux groupes, pour les amateurs.

Voici mes instructions pour mon enterrement : Surtout que personne ne soit en noir. Quant à la musique, je veux du bon vieux pop-punk.

Ce roman se  lit vite et n’a pas le défaut d’être trop long ou trop court. Sans être particulièrement poignant, il a su m’émouvoir et me faire passer un agréable moment, même si ce n’est pas le roman de l’année.

Note : 7,5/10

Extras
Traductrice : Marie-France Girod
Première publication : avril 2009
Fiche Bibliomania
Ce roman a été publié dans plus de vingt pays et une adaptation cinématographique est en cours par les producteurs de Twilight.
La suite, Là où j’irai, se déroule trois ans après la fin du premier tome et m’attend déjà dans ma PAL.

La Blogo de la Tentation #4

La Blogo de la Tentation

Je passe des heures sur vos blogs, à saliver devant vos chroniques coups de cœur, devant les nouvelles sorties que vous découvrez avant moi. J’essaie de ne pas trop succomber dans cette blogo de la tentation, mais certaines d’entre vous ont l’art de me donner envie de sortir directement acheter le livre dans la librairie la plus proche. Vous savez trouver les mots qu’il faut pour me convaincre, et mon portefeuille ne vous remercie pas ! À la chasse aux tentatrices !

« Le meilleur moyen de se délivrer de la tentation, c’est d’y céder. »
Oscar Wilde

1. La tentatrice : Nanet, de Les mots de Nanet
Le fruit de la tentation : Une place à prendre, de J.K. Rowling

Une place à prendre, de J.K. RowlingCe nouveau livre ne m’attirait pas spécialement. Oui j’avais envie de voir ce dont l’auteur était capable après Harry Potter, mais le résumé ne me tentant pas, je ne voulais pas le lire juste pour le lire. Comme quoi les blogueuses peuvent facilement me faire changer d’avis, car Nanet a vraiment écrit une superbe chronique bien détaillée qui a éveillé ma curiosité !

« Je sors de ce livre avec des larmes dans les yeux et un sourire sur les lèvres. […] L’intrigue qui pourrait paraître fade est tout simplement géniale. L’auteure nous balade d’un personnage à l’autre en montrant, peu à peu, tout ce que la mort brutale de Barry entraîne, tous les rouages, les comportements, les liens. […] La force de J K Rowling tient dans la façon dont elle a traité tout cela : l’humour. L’humour noir, sarcastique, caustique. Avec des piques dans des dialogues. Avec des jeux de scène. Avec des personnages risibles. Avec des situations cocasses. »

2. La tentatrice : Nessa, de Book’n’love
Le fruit de la tentation : La beauté du mal, de Rebecca James

La beauté du mal, de Rebecca JamesJe ne connais ni le titre ni l’auteur, mais quand on me parle de sentiments forts et de larmes aux yeux pendant une lecture, je craque ! Un roman qui a l’air original et touchant et Nessa m’a vraiment donné envie, sans trop en dire pour ne pas spoiler, chapeau !

« L’auteure réussit avec brio à nous tenir en haleine du début à la fin, on se demande sans cesse comment l’auteure a réussi à imaginer une telle histoire. Je dis également un grand bravo à l’auteure pour tous les sentiments qu’elle a réussi à mettre dans ces quelques 300 pages : de l’amour, de l’amitié, de la haine, du pardon, de la pitié, de la rancœur et j’en passe. On passe des larmes aux rires. Je me mets rarement autant à la place de l’héroïne mais ici j’étais elle, je ressentais toutes ses émotions et je vous avoue avoir pleuré. »

3. La tentatrice : Fangtasia, de True Blood Addict
Le fruit de la tentation : Le cirque des rêves, d’Erin Morgenstern

Le Cirque des Rêves, d'Erin MorgensternUn joli roman dont on entend pas mal parler en ce moment et qui a retenu toute mon attention… Le résumé est à croquer et le thème correspond parfaitement à mes lectures préférées : amour, magie et mystère, sous les chapiteaux d’un cirque. Une envie irrésistible de le découvrir après avoir lu la chronique élogieuse de Fangtasia.

« L’atmosphère est mélancolique et crépite de mystère. On est happé dès les premières pages dans ce monde riche et raffiné où se côtoient réalité, magie et illusions. […] L’auteure nous transporte avec aisance dans un tourbillon d’émotions intenses, subtiles entre amour et tristesse. De plus, elle nous entraîne dans un dédale d’intrigues qui s’entremêlent, se coupent et s’entrecroisent. Tout y est bien mené et construit avec fluidité et tout en y maintenant le suspense. »

4. La tentatrice : Livr0ns-n0us
Le fruit de la tentation : L’île des gauchers, d’Alexandre Jardin

L'île des gauchers, d'Alexandre JardinParmi les nombreuses chroniques de Livr0ns-n0us que j’aime lire, celle-ci m’avait interpellée. Les livres avec un petite dimension politique, ce n’est pourtant pas particulièrement mon truc, mais elle a le chic de nous faire découvrir de nouveaux horizons, et ça j’aime beaucoup. Une histoire d’amour qui apparemment n’en est pas une, et fait réfléchir sur les travers de la société, le tout avec une langue très soignée. Une envie de sortir des sentiers battus, merci !

« Alexandre Jardin a su me toucher au plus profond de mon être grâce à cette histoire à la fois drôle, lucide, belle et cruelle. […] Le récit est merveilleusement servi par une langue imagée, riche, virtuose ; la lecture de ce roman est un véritable délice pour les yeux et les oreilles. Le style est fluide et recherché, savoureux, notamment grâce aux décalages de ton que l’auteur emploie. Résolument sérieux, ce roman porte pourtant en lui un comique burlesque insoupçonné dont je suis très friande. »

5. La tentatrice : Antonine, de Kindofbooks
Le fruit de la tentation : La Belle et la Bête, de Madame de Villeneuve

La Belle et la Bête, de Madame de VilleneuveLa Belle et la Bête est mon dessin animé préféré et pourtant, je ne savais même pas que ce livre existait. J’ai un peu peur d’être déçue car il date quand même de 1740, mais la chronique d’Antonine me pousse à tenter le coup car elle a été sous le charme de l’écriture de l’auteure.

« Dans le livre « classique », j’ai vraiment découvert des émotions que je n’ai pas ressenties en regardant le dessin animé. La Bête, qui cache très bien son jeu, est un personnage rempli de désespoir, et on le sent tout au long du livre. […] Ce que je peux vous en dire, c’est que je suis de suite rentrée dans l’histoire sans aucun souci. C’en était presque dur de lâcher le livre ! »

***

Hé oui, les blogueuses sont de vraies tentatrices ! Et comme je suis certaine qu’il y aura encore des centaines de livres tentants dans leurs chroniques, je vous propose de se rejoindre ici tous les 20 du mois, pour découvrir celles qui font grossir ma Wish et maigrir mon portefeuille.

Si vous voulez, comme moi, dénoncer vos propres tentatrices, n’hésitez pas à me rejoindre pour ce rendez-vous, et à venir chaque mois ajouter ici les liens de vos articles.

PS : Un RDV similaire existe chez Bleue & Violette et il est génial, très marrant. Allez faire un tour !

Eux aussi ont dénoncé :

Au boudoir de Candyshy
Nessa
Mirage
Mon univers livresque
Stephanie Plaisir de lire

Le Livre perdu des sortilèges, de Deborah Harkness

Le Livre perdu des sortileges, de Deborah Harkness


Mon résumé

Diana est une sorcière mais a décidé de renoncer à la magie après le meurtre sauvage de ses parents. Historienne à la recherche de livres anciens à la bibliothèque, elle va faire deux surprenantes rencontres : celle d’un livre ensorcelé que personne n’avait encore jusque là su ouvrir, et celle d’un mystérieux vampire aux ambitions assez peu claires. Ces deux rencontres vont emmener Diana dans une folle et terrible aventure, dans ce monde où se côtoient sorciers, vampires, démons et humains.

Nbr de pages :832 / Éditeur : Le Livre de Poche / Titre VO : A Discovery of Witches

Mon avis

Que c’est rafraîchissant de lire un livre avec une sorcière et un vampire qui ont passé le stade de l’adolescence, qui ont du vécu, qui parlent bon vin et alchimie plutôt que du bal de promo ou des derniers potins.

C’est un roman très mature et bien documenté : vous en apprendrez plus sur la théorie de la sélection de Darwin, il y a des références bibliques, des détails sur l’architecture du Moyen Âge, des allusions à des scientifiques et poètes des siècles passés, des citations en latin, et même en occitan. J’ai aimé voir au travers de ce livre les nombreuses recherches de l’auteure, son expérience dans le domaine. Elle ne prend pas ses lecteurs pour des abrutis, stimule leurs petits neurones, et ça fait du bien, sans être barbant ! Pour le coup, on est assez loin de la littérature jeunesse, ou même de la Bit-lit. Bref, une première impression plus que positive.

Le problème, c’est que ce n’est pas toujours simple à suivre, et je me suis sentie un peu perdue dans certains passages concernant l’ADN mitochondrial, l’imagerie alchimique ou les chevaliers de l’ordre de Saint-Lazare. Parfois, les chapitres semblent ne jamais vouloir se terminer, avec une multitude de détails sur le style architectural du château ou les particularités du mobilier de la pièce. C’est intéressant, mais parfois longuet et ça freine un peu la lecture.

J’ai donc dû rester bien concentrée, mais je me suis régalée avec ce roman plein de magie qui a su tirer son épingle du jeu. Contrairement à d’autres blogueurs, je suis très vite entrée dans l’histoire, dans cet univers riche plein de surprises. L’intrigue nous fait voyager de pays en pays, à la découverte des personnages et de leur destinée. Bien sûr, il y a la romance qui prend une grande place, mais Diana est adulte et ne joue pas les jeunes filles effarouchées. On est loin de l’amourette adolescente. D’ailleurs, les deux tourtereaux se vouvoient tout au long du roman ! Ce livre ne ressemble à aucun autre et m’a vraiment fait passer un bon moment, malgré quelques longueurs.

À tous ceux qui ne se sentent pas particulièrement attirés par les vampires, n’hésitez pas à tenter le coup avec ce livre-ci, car il pourrait très bien vous faire changer d’avis !

Note : 8/10

Extras
Traducteur : Pascal Loubet
Première publication : mai 2011
Fiche Bibliomania
L’auteure est spécialiste de l’histoire des sciences et de la magie en Europe du XVIe au XVIIIe siècle, et tient un blog sur le vin, plusieurs fois primé. Et ça se ressent dans son roman.
Le tome 2 : L’école de la nuit, vient de sortir (septembre 2012) et un dernier troisième tome est prévu.

***

J’ai lu ce livre en lecture commune avec : Anastasia.B, Audel, Elahbulle, Frankie, Frenchbooklover, Guenièvre, Harmo20, Kincaid40, Lulubel, Luna, Morgaxia, Nane42, Natiora, Soevangeline, Melisende, Sokitty.

Une nouvelle lecture pour le Challenge ABC de Nanet

 Challenge ABC 2012
N° 9 dans le challenge ABC 2012 – Lettre H

Thérapie, de Sebastian Fitzek

Thérapie, de Sebastian Fitzek


Mon résumé

Josy, la fille du docteur Larentz a disparu il y a quatre ans et il ne s’en est jamais remis. Un jour, une écrivain débarque chez lui prétendant être atteinte d’une forme inhabituelle de schizophrénie : les personnages de ses romans prennent vie sous ses yeux, notamment une petite fillette blonde, ressemblant étrangement à Josy.

Nbr de pages :309 / Éditeur : Le Livre de Poche / Titre VO : Die Therapie

Mon avis

Cela fait déjà belle lurette que je n’ai pas lu un bon thriller. Du genre qui vous fait pousser des « Quoiii ? » à chaque fin de chapitre, qui vous taraude la nuit, que vous engloutissez page après page, qui vous transforme en vrai Sherlock, échafaudant toutes sortes d’hypothèses sur le grand final. Thérapie a eu cet effet-là sur moi et, à ma grande joie, Sebastian Fitzek m’a réconciliée avec les thrillers, un genre que j’avais fini par laisser de côté à force d’être chaque fois un peu déçue.

La vérité est comme un puzzle, à ceci près que le nombre d’éléments qui la constituent n’est pas connu à l’avance. Or elle ne peut apparaître qu’une fois que tous les morceaux de la mosaïque ont été assemblés.

Ici, le suspense est omniprésent, l’auteur en fait d’ailleurs parfois un peu trop, mais cela a fonctionné à merveille avec moi et tout au long de ma lecture, j’ai eu l’impression qu’il avait trouvé la recette parfaite du thriller : des chapitres courts, bien construits et sans temps mort, de nombreuses révélations en cours de route, une plume efficace qui tient en haleine, une alternance de narration entre passé et présent, un thème original avec cette femme atteinte de schizophrénie qui voit débarquer dans sa vie les personnages de ses romans. Jusqu’à quelques pages de la fin, ce livre était un gros coup de cœur.

Malheureusement, la fin n’a pas été à la hauteur de ce roman génial. Je n’ai pas trop aimé ce dénouement que je ne trouve pas en accord avec le reste du récit, qui ne colle pas, trop invraisemblable. J’avais deviné quelques éléments assez prévisibles de la chute, mais je ne m’attendais pas du tout à ça. Dommage car je me suis vraiment régalée dans cette ambiance sombre et angoissante où on ne peut plus démêler le vrai du faux. Ce roman reste tout de même un très bon thriller, difficile à lâcher et je vais sans aucun doute lire les autres livres de cet auteur.

Note : 8,5/10

Extras
Traduit de l’allemand par Pascal Rozat
Première publication : novembre 2008
Fiche Bibliomania
Dans les remerciements, Fitzek écrit : « Pour commencer — et je ne dis pas ça à la légère — c’est vous, lecteur, que je voudrais remercier. Pour m’avoir lu. […] Vous m’avez offert ce que vous avez de plus précieux : un peu de votre temps. Beaucoup, même, puisque vous allez jusqu’à lire ce « générique » de fin. »

***

Deuxième lecture d’un de vos auteurs incontournables pour la challenge de Hylyirio

5 points pour Fitzek
Total : 10 pts

Une nouvelle lecture pour le Challenge ABC de Nanet (même si le réussir est maintenant désespéré…)

 Challenge ABC 2012
N° 8 dans le challenge ABC 2012 – Lettre F

La Tour Sombre, tome 2 : Les Trois Cartes, de Stephen King

La Tour sombre, tome 2 : Les trois cartes, de Stephen King

 

Mon résumé

Roland continue sa quête, obsédé par la Tour, pour laquelle il sacrifierait n’importe quoi. L’homme en noir lui a tiré trois cartes, les trois cartes de son destin. Sur la plage, trois portes vont se dresser devant lui, des portes qui mènent sur notre monde. Il va y rencontrer le Prisonnier, la Dame d’Ombres et le Pusher, censés l’aider dans sa quête.

Nbr de pages : 439 / Éditeur : France Loisirs / Titre VO : The Drawing of the Three

Mon avis

[Ce que j’avais pensé du tome 1 : Le pistolero :

J’ai eu quelques difficultés à accrocher à l’intrigue. On se pose des centaines de questions, et on n’a pas beaucoup de réponses. Mais tout doucement, l’histoire prend quand même place. Le style de King a aussi quelques fois freiné ma lecture, mais après un temps d’adaptation, on finit par s’y faire. En somme, on est loin du coup de cœur, mais c’est une découverte sympathique qui, sans m’avoir vraiment convaincue, m’a donné envie de connaître la suite des aventures de Roland.]

Un mini supplice en commençant ce deuxième tome, car plus d’un an était passé depuis ma lecture du tome 1, qui m’avait moyennement plu. Se replonger dans ce monde bizarre, que je n’avais pas bien compris et qui m’avait laissée avec tant de questions, a été très difficile et j’ai failli laisser tomber. Heureusement, Roland se retrouve très vite devant une porte, sur la plage, ouvrant sur notre monde, et alors l’histoire peut commencer.

Cette fois, il y a de l’action, de l’humour, quelques réponses, du suspense, et l’envie de suivre Roland dans sa quête est vraiment là. L’histoire est originale et le thème de la confrontation entre le monde de Roland et le nôtre sert vraiment bien l’intrigue. J’adore le mélange entre réalité et fantastique dans un roman, ici j’étais servie et je me suis régalée devant l’incompréhension de Roland face à notre monde. Les avions sont pour lui des diligences du ciel, il doit fouiller l’esprit de son hôte pour découvrir que l’on roule en Tac-sies à New-York et il s’évertue à appeler les petites pilules blanches astine, car le médicament de cet autre monde est pour lui imprononçable. On sourit à de nombreuses reprises face à ce choc des cultures.

Certains semblaient plongés dans la lecture de grandes feuilles couvertes de caractères minuscules — des mots entrecoupés d’images —, d’autres écrivaient sur des feuilles plus petites avec des plumes comme Roland n’en avait jamais vu. Mais les plumes l’intéressaient peu. C’était le papier qui le fascinait. Il vivait dans un monde où l’or et le papier avaient exactement la même valeur. jamais il ne lui avait été donné de voir tant de papier d’un seul coup. Et voilà que l’un de ces types arrachait une feuille du bloc jaune posé sur ses genoux et qu’il la froissait après s’être contenté de griffonner quelques lignes d’un côté et rien, absolument rien, de l’autre. Le pistolero n’était pas assez malade pour ne pas éprouver un sentiment d’horreur outragée devant ce gaspillage contre nature.

Pourtant, même si ce tome m’a assez plu, je ne suis toujours pas entièrement convaincue. Il reste toujours de nombreuses expressions et références que je ne comprends pas, qui hachent ma lecture, des flash-backs par rapport au tome 1 que j’ai en partie oublié, des passages flous qui me perdent complètement en cours de route, le style particulier de King auquel je n’accroche pas plus que ça, et le mystère sur la Tour reste entier. Finalement, trop de mystère tue le mystère, et ne sachant que trop peu de choses, je ne ressens pas l’envie particulière d’en savoir plus. Je vais quand même essayer d’enchaîner rapidement avec la suite, pour ne pas perdre le fil et me retrouver dans le même état au début du tome 3. En espérant que la suite soit à la hauteur et me plaise de plus en plus, ça a l’air bien parti maintenant.

Note : 7,5/10

Extras
Traducteur : Gérard Lebec
Première publication VO en 1987
Fiche Bibliomania
La Tour Sombre est une saga de 8 tomes, le dernier venant juste de paraître au début 2012 et se déroulant chronologiquement entre le tome 4 et 5.
Stephen King a commencé à rédiger cette saga à 22 ans, dans les années 70, et il aura fallu attendre 30 ans entre la publication du premier et du dernier tome.
Pendant que je lis cette saga, le livre préféré de mon amoureux,
celui-ci lit À la croisée des mondes, mon roman préféré 🙂

 

Première lecture d’un de vos auteurs incontournables pour la challenge de Hylyirio

5 points pour King