Ferrailleurs des mers, de Paolo Bacigalupi

Ferrailleurs des mers, de Paolo BacigalupiQuatrième de couverture

Fin du XXIe siècle, il n’y a plus de pétrole, la mondialisation est un vieux souvenir et la plupart des États-Unis un pays du tiers-monde. Dans un bidonville côtier de Louisiane, Nailer, un jeune ferrailleur, dépouille avec d’autres enfants et adolescents les carcasses de vieux pétroliers. Le précieux cuivre récupéré dans les câblages électriques au péril de leur vie leur permettent à peine de se nourrir.

Un jour, après une tempête dévastatrice, Nailer découvre un bateau ultramoderne qui s’est fracassé contre les rochers. Le bateau renferme une quantité phénoménale de matériaux rares, d’objets précieux, de produits luxueux… et une jeune fille en très mauvaise posture.
Nailer se retrouve face à un dilemme. D’un côté, pour récupérer une partie de ce trésor et en tirer de quoi vivre à l’aise parmi les siens, il doit sacrifier la jeune fille. De l’autre, l’inconnue est aussi belle que riche et lui promet une vie encore bien meilleure, faite d’aventures maritimes dont il rêve depuis longtemps…

Nbr de pages : 397 / Éditeur : Au diable vauvert / Titre VO : Ship Breaker

Mon avis

Une sublime couverture, de nombreux prix gagnés, un titre intrigant et un résumé prometteur… J’attendais beaucoup de ce roman, mais il est loin de m’avoir convaincue. J’ai d’abord été déçue du nombre de fautes/coquilles et de certains choix de traduction dans les premiers chapitres. Une première impression un peu entachée, qui m’a laissée avec un petit goût amer pour toute la durée de ma lecture, malheureusement.

L’histoire en soi est assez originale : des groupes de jeunes triment sur les plages à la recherche de cuivre dans les bateaux échoués, une tâche compliquée et mortelle. Chaque jour, il faut remplir des quotas et survivre à la pauvreté. Le thème sort de l’ordinaire et les détails de cette ère post-pétrolière, bien que peu nombreux, sont vraiment intéressants et promettent un univers hors du commun.

Par contre, une fois l’aventure du jeune Nailer lancée, tout se déroule sans grandes surprises. L’intrigue est assez convenue et le contexte original s’estompe pour laisser place à une traque banale et à l’éclosion d’une amitié entre nos deux héros. Ce roman est clairement destiné à de jeunes ados, avec ses personnages au vocabulaire très vulgaire et argotique. Si ce n’est l’univers esquissé, rien ne m’a particulièrement emballée. Le livre se lit facilement et rien n’est vraiment mauvais, mais l’histoire ne surprend pas et ne restera certainement pas dans ma mémoire.

Peut-être laisserai-je tout de même sa chance au deuxième tome, Les cités englouties, qui approfondit l’univers de ce roman avec des nouveaux personnages et de nouveaux enjeux. Le résumé est alléchant, mais la peur d’être encore déçue risque de me retenir…

Note : 6/10

Extras
Traductrice : Sara Doke
Première publication : avril 2013
Fiche Bibliomania
Il a gagné de nombreux prix : Prix Michael Printz jeunes adultes 2011, Prix Locus du premier roman jeune adulte et finaliste du National Book Award.
Ce roman peut se lire séparément, mais une suite vient de sortir en novembre 2013, Les cités englouties, avec de nouveaux personnages.

***

 Challenge ABC 2013 organisé par Nanet

ABC 2013
16 dans le challenge ABC 2013 – Lettre B

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Publié le 29/12/2013, dans Jeunesse, Science-fiction, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. Oui bon, c’est le deuxième avis moyen moyen que je lis, alors cette année 2014 sera sans lui.

  2. C’est la première fois que j’entends parler de ce roman… Le résumé ne me tente pas trop et vu ce que tu en dis, je ne suis pas certaine qu’il me plairait…

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