Archives Mensuelles: avril 2014

L’île des chasseurs d’oiseaux, de Peter May

L'île des chasseurs d'oiseaux, de Peter May

 

Quatrième de couverture

Chargé de l’enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin MacLeod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu’il a quittés dix-huit ans auparavant…
Nbr de pages : 425 / Éditeur : Actes Sud / Titre VO : The Blackhouse

Mon avis

Voilà une saga que plusieurs personnes m’avaient recommandée, alors que j’étais à la recherche de bons romans policiers. Un auteur dont je n’avais jamais entendu parler et qui semblait pourtant être un incontournable pour beaucoup. Malgré quelques longueurs, j’ai tout de suite été emportée sur cette île sombre de l’Écosse aux côtés de Fin.

De prime abord, l’histoire est tout ce qu’il y a de plus traditionnel : un meurtre oblige Fin à retourner dans son village d’enfance pour mener l’enquête. Mais très vite, l’histoire du personnage prend le pas sur l’enquête, qu’on finit presque par perdre de vue. Fin est bien sûr à la recherche du coupable, mais il va surtout nous raconter son enfance sur cette île. Ces histoires dans l’histoire sont émouvantes, amusantes ou intrigantes ; j’ai adoré découvrir ces flash-back qui mettent en scène un petit Fin de cinq ans qui grandit au fil des pages. Notre héros va également retrouver tout ce petit monde qu’il avait quitté et c’est là que les révélations vont commencer à tomber… Finalement, on comprend vite que l’histoire et l’enquête sont presque indissociables l’une de l’autre.

Le principal reproche que j’ai à faire concerne les longueurs : certains passages ou descriptions m’ont semblé interminables. Alors parfois le temps se fait long, mais à d’autres moments, on ne veut plus du tout reposer le livre, ce qui traduit une certaine inconstance dans la tension du roman. L’atmosphère prend parfois plus de place que l’intrigue et le roman s’essouffle.

Une fois n’est pas coutume, la fin ne m’a pas déplu et je ne me doutais pas de l’identité du coupable, bien que la chute ne soit pas renversante et que le suspense n’aie jamais atteint son paroxysme. L’intrigue n’est pas haletante, mais il s’agit d’un bon roman noir avec une ambiance particulière, qui fait parfois penser à un huis clos, coincés que nous sommes sur cette petite île aux mœurs et religions dépassées. Pour moi, c’est une très agréable découverte, dans un coin du monde que je n’avais encore jamais rencontré en littérature, avec ses rivages brumeux et ses prénoms gaéliques.

Note : 7,5/10

Extras
Traducteur : Jean-René Dastugue
Première publication : novembre 2009
Fiche Bibliomania
Peter May est originaire d’Écosse et a passé plusieurs mois sur l’île de Lewis, dont il connaît donc bien les traditions.
L’île des chasseurs d’oiseaux est le premier tome d’une trilogie. Les deux suivants s’intitulent L’homme de Lewis et Le braconnier du lac perdu.

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Challenge Petit Bac organisé par Enna
Challenge Petit Bac 2013
Lieu : île

Challenge L’énigme des 5 continents, organisé par Drussnaga
Challenge L'énigme des 5 continents
Continent : Europe

Derrière la haine, de Barbara Abel

Derrière la haine, de Barbara Abel

 

 

Mon résumé

Deux couples, des voisins, des amis même. Ils partagent l’apéro, s’invitent les uns chez les autres, se confient leurs enfants, papotent par dessus la haie, partagent leur quotidien et s’adorent. Jusqu’au jour où… Un instant qui va tout bouleverser, modifier le cours de leur vie, leur bonheur. La tendresse et l’amitié laissent place à la haine et à la suspicion. Jusqu’au point de non-retour ?

Nbr de pages : 352 / Éditeur : Pocket

Mon avis

C’est le quatrième roman de Barbara Abel que je découvre, et je peux affirmer qu’elle ne m’a jamais déçue ! Et dans ce cas-ci, elle m’a même particulièrement ravie. C’est rare que j’engloutisse un livre en deux jours et ça l’est encore plus qu’il me marque au point de rester dans un petit coin de ma tête pendant encore des semaines.

Ce qui rend cette lecture si marquante, c’est la tension qui règne tout au long du roman. On pourrait lui reprocher d’être un peu lent, mais l’auteure prend son temps pour nous décrire cette relation fusionnelle entre amis, qui va dégénérer d’un coup. Pour que ce changement d’attitude soit plausible, toutes les bases doivent être posées de façon méticuleuse, tous les moments subtils qui précèdent ce coup d’éclat doivent se suivre logiquement.

Et Barbara Abel fait ça très bien. Elle nous pousse à nous interroger, à prendre parti, à nous remettre en question et finalement à douter : paranoïa ou réelle menace ? On oscille sans cesse, jusqu’à la fin, implacable. J’avais beau m’y attendre un peu, le choc n’en est pas moins terrible.

Bref, j’ai passé un excellent moment et j’ai adoré retrouver Barbara Abel dans ce roman angoissant et prenant. La lecture m’a marquée et je pense qu’elle va me hanter encore quelque temps. Pour les fans de ce livre, je ne peux que vous conseiller de lire ses autres romans, en particulier Duelle, encore plus glauque et surprenant.

Note : 8,5/10

Extras
Première publication : avril 2012
Fiche Bibliomania
Barbara Abel est Belge et excelle surtout dans le roman à suspense.
Déjà lus : Duelle, La mort en écho, Un bel âge pour mourir.

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Challenge ABC 2014 organisé par Nanet

ABC 2014
8 dans le challenge ABC 2014 – Lettre A

Challenge 1 mois = 1 consigne, organisé par Nessa

Challenge 1 mois = 1 consigne
Avril
: Lire un thriller