L’île des chasseurs d’oiseaux, de Peter May

L'île des chasseurs d'oiseaux, de Peter May

 

Quatrième de couverture

Chargé de l’enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin MacLeod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu’il a quittés dix-huit ans auparavant…
Nbr de pages : 425 / Éditeur : Actes Sud / Titre VO : The Blackhouse

Mon avis

Voilà une saga que plusieurs personnes m’avaient recommandée, alors que j’étais à la recherche de bons romans policiers. Un auteur dont je n’avais jamais entendu parler et qui semblait pourtant être un incontournable pour beaucoup. Malgré quelques longueurs, j’ai tout de suite été emportée sur cette île sombre de l’Écosse aux côtés de Fin.

De prime abord, l’histoire est tout ce qu’il y a de plus traditionnel : un meurtre oblige Fin à retourner dans son village d’enfance pour mener l’enquête. Mais très vite, l’histoire du personnage prend le pas sur l’enquête, qu’on finit presque par perdre de vue. Fin est bien sûr à la recherche du coupable, mais il va surtout nous raconter son enfance sur cette île. Ces histoires dans l’histoire sont émouvantes, amusantes ou intrigantes ; j’ai adoré découvrir ces flash-back qui mettent en scène un petit Fin de cinq ans qui grandit au fil des pages. Notre héros va également retrouver tout ce petit monde qu’il avait quitté et c’est là que les révélations vont commencer à tomber… Finalement, on comprend vite que l’histoire et l’enquête sont presque indissociables l’une de l’autre.

Le principal reproche que j’ai à faire concerne les longueurs : certains passages ou descriptions m’ont semblé interminables. Alors parfois le temps se fait long, mais à d’autres moments, on ne veut plus du tout reposer le livre, ce qui traduit une certaine inconstance dans la tension du roman. L’atmosphère prend parfois plus de place que l’intrigue et le roman s’essouffle.

Une fois n’est pas coutume, la fin ne m’a pas déplu et je ne me doutais pas de l’identité du coupable, bien que la chute ne soit pas renversante et que le suspense n’aie jamais atteint son paroxysme. L’intrigue n’est pas haletante, mais il s’agit d’un bon roman noir avec une ambiance particulière, qui fait parfois penser à un huis clos, coincés que nous sommes sur cette petite île aux mœurs et religions dépassées. Pour moi, c’est une très agréable découverte, dans un coin du monde que je n’avais encore jamais rencontré en littérature, avec ses rivages brumeux et ses prénoms gaéliques.

Note : 7,5/10

Extras
Traducteur : Jean-René Dastugue
Première publication : novembre 2009
Fiche Bibliomania
Peter May est originaire d’Écosse et a passé plusieurs mois sur l’île de Lewis, dont il connaît donc bien les traditions.
L’île des chasseurs d’oiseaux est le premier tome d’une trilogie. Les deux suivants s’intitulent L’homme de Lewis et Le braconnier du lac perdu.

***

Challenge Petit Bac organisé par Enna
Challenge Petit Bac 2013
Lieu : île

Challenge L’énigme des 5 continents, organisé par Drussnaga
Challenge L'énigme des 5 continents
Continent : Europe

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Publié le 28/04/2014, dans Policier/Thriller. Bookmarquez ce permalien. 6 Commentaires.

  1. Ca me donne envie de découvrir cette saga aussi, j’aime beaucoup les romans noirs! 🙂

  2. Peter May aurait-il abandonné son inspecteur chinois marié à une anglaise ?? De lui, j’avais lu « l’éventreur de Pékin » et j’avais super bien adoré, surtout les comptes rendus des autopsies des victime de Jack The Ripper. Non, on ne se refait pas ! 😀

    Bon, je ne note pas, j’en ai assez sur ma wish-list pour le moment 😉

    • Oui c’est sa nouvelle saga (enfin « nouvelle », elle date déjà de quelques années, et les 3 tomes sont sortis en poche). On m’avait dit que sa saga écossaise était mieux que la chinoise, qu’il parlait mieux de ce qu’il connaissait (à savoir l’écosse). Mais tu me donnes envie de tenter la chinoise et de me faire mon propre jugement !

      • Il me semble qu’il avait vécu en Chine, donc, qu’il parlait en connaissance de cause, mais bon, on ne sait jamais tout et les pays cachent des choses aux autres et on ne comprend pas toujours la mentalité millénaire d’une région. 😉

        Je verrai de mon côté pour la saga « kilt »… mais j’en ai tellement en avance à lire !!!

  3. Miss Barjabulle

    Ca à l’air chouette et rapide à lire (oui pour nous les mamans qui lisons trois pages par trois pages au toilette le temps c’est vital^^) Je note le titre dans un coin de ma caboche merci pour cette bonne idée

    • Chouette oui, mais pour la rapidité de lecture, j’ai connu mieux, il y a quand même quelques lenteurs… Et j’ai beau ne pas encore être maman, je te comprends tout à fait, on prend du temps partout où on peut !

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