L’Infini livre, de Noëlle Revaz

L'Infini livre, de Noëlle revaz

 

Quatrième de couverture

Jenna et Joanna, deux écrivaines à succès, mènent une vie tranquille entre leurs familles et les plateaux de télévision. Dans le monde simplifié qui est le leur, les livres sont devenus de banals objets, dont la valeur et l’intérêt s’arrêtent à la couverture. Présentateur, acheteur ou écrivain, plus personne ne songe à les ouvrir. Le geste est tombé dans l’oubli. Mais cette simplification va plus loin et s’étend à tous les domaines de la vie. La musique est un objet. Les enfants peuvent être des autocollants. Les amis ne sont plus qu’un mot. Il n’y a plus de for intérieur.

Nbr de pages : 314 / Éditeur : Zoé

Mon avis

Ennui. Perplexité. Surréalisme. Voilà les mots qui me viennent en refermant ce livre, à côté duquel je suis complètement passée. Pourtant, ce livre, c’était la promesse d’une réflexion passionnante sur les livres, d’une satire de notre mode de vie, d’un univers futuriste qui interpelle. Et si les livres n’étaient plus que des objets de décoration ? Et si les écrivains ne piochaient plus que dans des bases de compilations de mots pour « écrire » leurs romans ? Et si la culture ne tournait plus qu’autour de plateaux télé superficiels où on s’extasie sur un morceau de couverture particulièrement bien réalisé ? Un thème fascinant non ?

Et pourtant, je me suis rarement autant forcée à terminer un livre. Les premières pages étaient exactement telles que je les espérais : on découvre cet univers froid, ces personnages ridicules qui pensent avoir perfectionné l’ancien mode de vie, ces livres que plus personne ne songe à ouvrir. Les réflexions sont percutantes, les situations font sourire tant elles nous semblent grotesques, mais quand on n’y pense, pas si improbables…

Un jeune animateur, particulièrement dépourvu d’expérience, formulait une question : en page 3 du livre, qu’y avait-il exactement ? Jenna embarrassée baissait les yeux sur ses mains. Il était déjà très gênant de s’entendre mentionner le numéro d’une page. Mais parler de l’intérieur de son livre en sa présence était carrément indécent.

Mais arrivé à un certain point, on s’enfonce dans un univers trop complexe, trop abstrait, difficilement abordable. J’ai fini par ne plus comprendre ce que voulait raconter Noëlle Revaz. L’écriture devient très obscure, certains passages complètement surréalistes. Toute la fraîcheur du début a disparu et je ne sais pas vers où on va. Je l’ai terminé à la va-vite, en regrettant de n’avoir pas pu déguster cette fable à sa juste valeur et tout comprendre. La morale et le thème restent intéressants, mais le tout est, malheureusement, traité de façon trop philosophique et abstraite pour moi.

Jenna et Joanna comprenaient aussi que l’émergence de cette présence ne serait jamais fixe, elle ne serait jamais achevée. Elle n’aurait jamais de définition, pour cette raison qu’elle ne pourrait jamais être une deuxième fois ce qu’elle avait été. Au centre de ce perpétuel bourgeonnement, les deux femmes éprouvaient dans leurs corps ce que cela signifiait : n’avoir ni fin ni origine.

Moi rien comprendre. Et sauter ces descriptions bizarres.

Note : 3,5/10

Extras
Première publication : août 2014
Fiche Bibliomania
Noëlle Revaz  et les éditions Zoé sont Suisses.

***

Challenge 1% Rentrée littéraire organisé par Sophie Hérisson

challenge 1% Rentrée littéraire5/6

Challenge 1 mois = 1 consigne, organisé par Nessa

Challenge 1 mois = 1 consigne
Octobre : Lire un livre reçu il y a moins d’un mois

Challenge Gourmand, organisé par Titepomme

Challenge gourmand
1 : un igloo au chocolat

Publicités

Publié le 01/11/2014, dans Dystopie. Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. Dommage le résumé me faisait envie!

  2. mouai bon ça ne sera pas pour moi ! merci pour ce billet éclairé.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :