Archives du 19/01/2015

Tant que nous sommes vivants, d’Anne-Laure Bondoux

Tant que nous sommes vivants, d'Anne-Laure BondouxQuatrième de couverture

Bo et Hama travaillent dans la même usine. Elle est ouvrière de jour, lui, forgeron la nuit. Dès le premier regard, ils tombent follement amoureux. Un matin, une catastrophe survient et ils doivent fuir la ville dévastée. Commence alors pour eux un fabuleux périple à travers les territoires inconnus… Mais quand l’ombre a pris la place de la lumière, l’amour suffit-il à nous garder vivants?

Nbr de pages : 304 / Éditeur : Gallimard Jeunesse

Mon avis

Voici un roman original et touchant. On y entre comme dans un rêve, sans avoir aucune idée du lieu ou de l’époque. On se laisse de suite envelopper par cette ambiance particulière, par ce joli conte qui n’est ni réaliste ni fantastique. On s’imagine une histoire en noir et blanc avec une petite musique mélancolique en bruit de fond. On voit les personnages se déplacer, se rencontrer, se sourire, tomber amoureux. J’ai visualisé toute leur histoire au fond de moi et je l’ai tout de suite aimée. Après seulement quarante pages, j’avais déjà les larmes aux yeux. Quelques pages seulement m’ont suffi pour m’attacher à Bo et à Hama, à ce couple merveilleux qu’ils forment.

À leurs gestes, on devinait sans peine qu’ils avaient passé la nuit dans le même lit, et à leurs yeux, qu’ils n’y avaient pas beaucoup dormi.

Il y a des moments très beaux, d’autres très tristes. On sourit et on a le cœur qui flanche. Sincèrement, ce roman est différent de tout ce que j’ai pu lire ; on est loin des livres « qui ressemblent à » ou « qui font penser à », aucun sentiment de « déjà vu », juste le plaisir de découvrir quelque chose de nouveau et d’inclassable.

La vie de Bo et Hama va être semée d’embûches, de rencontres improbables et de défis. Ils vont devoir affronter la douleur, la perte, l’exclusion, la faim, la séparation, la peur. J’en ai un peu voulu à Anne-Laure Bondoux de torturer à ce point mes personnages, car finalement, qui peut supporter autant d’épreuves ? Cet amour si fort était-il voué à l’échec dès le début ? J’ai été triste de voir ce que sont devenus les héros au fil des pages, avec la rancœur qui monte et ne les lâche plus. J’aurais aimé une autre fin pour eux, mais l’auteur veut nous montrer ce que c’est vraiment la vie.

Tu crois qu’il faut toujours perdre une part de soi pour que la vie continue ?

La deuxième partie du roman m’a beaucoup moins transportée, mais j’ai refermé « Tant que nous sommes vivants » avec un petit pincement au cœur pour cette belle et terrible histoire. J’en voulais plus et surtout je voulais autre chose. Le début était tellement merveilleux et m’a tant touchée que je n’ai pu qu’être un peu déçue par le reste. Mais je garde de ce livre un très beau souvenir : superbement écrit, avec des mots qui charment, avec des images qui marquent, avec une musicalité et une poésie que je retrouve rarement dans un roman pour ados.

Note : 8,5/10

Extras
Première publication : septembre 2014
Fiche Bibliomania
Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat (quelle délicieuse association !) vont publier un roman épistolaire à quatre mains en mars 2015 chez Fleuve éditions : Et je danse, aussi.
Petit mot pour l’illustratrice de la couverture, Hélène Druvert, qui a fait un superbe travail. J’ai adoré pouvoir retrouvé tous les détails de l’histoire une fois ma lecture terminée !

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