Archives Mensuelles: septembre 2015

U4 : Yannis, de Florence Hinckel

U4 : Yannis, de Florence Hinckel

 

Mon résumé

Le virus U4 a tout ravagé sur son passage. Il ne reste plus que des adolescents de 15 à 18 ans, livrés à eux-mêmes dans un monde qu’ils ne reconnaissent plus. Quelques-uns gardent pourtant espoir, suite à un mail de Khronos, le maître d’un célèbre jeu en réseau, leur donnant RDV à Paris pour sauver le monde en remontant le temps. Yannis n’a plus rien à perdre et décide de quitter Marseille avec son fidèle chien, Happy, pour se rendre à ce fameux RDV.

Nbr de pages : 401 / Éditeur : Nathan & Syros

Mon avis

Alors, qu’en est-il de ce fameux phénomène de la rentrée, projet ambitieux à huit mains ? De mon point de vue, l’idée de ces 4 romans se liant et se répondant est vraiment originale et surtout, elle fonctionne bien. Après avoir lu une de ces histoires, l’envie de découvrir les autres est bien présente. Car on ne veut pas en rester là. On veut avoir des réponses aux questions qui perdurent, on voudrait assembler toutes les pièces du puzzle. À la fin de cette première histoire, il reste encore de nombreux points d’interrogation, mais ça tombe sous le sens ; il faut bien titiller la curiosité et pousser le lecteur vers les trois autres versions de ce monde qui dépérit.

Florence Hinckel a trouvé le bon équilibre entre action et temps mort, entre moments de réflexion et tension. Mais surtout, elle parvient à nous décrire un héros attachant, avec de jolies valeurs. Un héros dans lequel on se glisse facilement et qu’il est agréable de suivre, autant à travers les courses poursuites que ses périodes d’introspection et ses analyses du monde et des personnes qui l’entourent.

Si le concept apporte un vrai plus, il n’en reste pas moins que l’univers proposé (le virus qui ne touche qu’une tranche d’âge, le régime totalitaire qui tend à s’imposer, l’apocalypse qui pousse les humains à retourner à leur état le plus primaire, etc.) n’a rien de bien innovant. On ressent aussi quelques longueurs, et au final, je n’ai pas été tenue en haleine par ce périple à travers la France. Mais surtout, il me semble difficile de gober que nos héros soient aussi vite convaincus qu’un saut dans le passé pour sauver le monde soit possible… À croire que l’abus de jeux vidéo peut véritablement endommager le cerveau… ? 😉 Blague à part, cette petite touche de fantaisie qui est quand même l’élément déclencheur de base me semble un peu légère. Je comprends tout à fait qu’une réunion de joueurs offre une dernière lueur d’espoir à des jeunes démunis, livrés à eux-mêmes, sans but. Mais de là à vraiment croire qu’on peut remonter dans le temps… Mouais.

En bref, j’ai passé un moment agréable avec Yannis, malgré quelques réserves. Pour moi, un roman ne suffit pas à bien saisir l’ampleur du phénomène U4 et je compte bien découvrir prochainement un deuxième roman. Mais lequel choisir ? Stéphane pourrait apporter un éclairage intéressant sur certains rebondissements, mais j’ai un peu peur de l’effet redondant tant les deux personnages sont étroitement liés pendant les trois quarts de l’histoire. Je compte plutôt découvrir la version de Koridwen, que j’ai à peine eu le temps de rencontrer. Avec elle, qui croit dur comme fer au rendez-vous de Khronos et au voyage dans le passé, tout s’éclairera peut-être et nous aurons peut-être droit à une autre fin, qui répondra aux quelques interrogations soulevées dans ce livre-ci.

Je vous en dirai donc bientôt plus et je saurai si après deux romans, l’histoire tend à s’essouffler ou si l’envie de découvrir les 4 points de vue est bien là.

Note : 7,5/10

Extras
Première publication : août 2015
Fiche Bibliomania
Découvrez la même histoire de base vue par les autres protagonistes :
Stéphane (de Vincent Villeminot), Jules (de Carole Trébor) et Koridwen (d’Yves Grevet).

U4 - Auteurs

TTT #19 : les 10 romans peu médiatisés qui méritent d’être plus connus

Top Ten Tuesday est un rendez-vous initialement créé par The Broke and the Bookish, qui a été repris en français par Iani.
Top Ten Tuesday

Index

19e édition : mardi 15 septembre 2015

Les 10 romans peu médiatisés qui méritent d’être plus connus

Pour ce nouveau rendez-vous, je vais vous parler de ces livres géniaux qui, selon moi, sont passés un peu trop inaperçus et méritent vraiment d’être connus de tous. Voici donc une liste de livres qui m’ont beaucoup plu et que j’ai pourtant peu croisés sur la blogosphère et/ou dans les librairies et auxquels je veux redonner un coup de projecteur !

***
On commence par 2 scandinaves et 3 belges !

 LoveStar, d'Andri Snaer Magnason Indulgences, de Jean-Pierre Bours Duelle, de Barbara Abel

1. Petit traité des privilèges de l’homme mûr et autres réflexions nocturnes, de Flemming Jensen
Alors celui-là, il est vraiment trop marrant ! J’ai découvert l’humour danois grâce à lui, et ça vaut vraiment le coup d’œil. Ce petit traité propose toutes sortes de réflexions sur les choses de la vie, l’actualité, les petits trucs insolites… Les bêtes questions qu’on se pose parfois ? Eh bien M. Jensen se propose d’y répondre pendant ses pauses nocturnes ; après tout, si l’on n’est pas censé filer à la cuisine pour une collation de nuit, alors pourquoi les frigos ont-ils une lampe qui s’allume ? Un petit livre à lire, un chapitre par-ci par-là ou à offrir, c’est le cadeau humoristique idéal pour les « hommes mûrs » de votre entourage 😉

2. LoveStar, de Andri Snaer Magnason
Un OVNI littéraire. Une dystopie complètement folle. Un univers loufoque mais plausible où, enfin débarrassés des câbles, on se retrouve malgré tout hyperconnectés à tout et à tout le monde, via les ondes. Un Roméo & Juliette futuriste où les machines calculent les âmes soeurs et empêchent les autres de s’aimer. Mon avis ici.

3. Comment ma femme m’a rendu fou, de Dimitri Verhulst
Un auteur belge à découvrir, avec ce titre qui m’a fait éclaté de rire plus d’une fois. Un postulat de départ plutôt décalé : après une vie affreuse aux côtés d’une bonne-femme horrible et castratrice, Désiré décide de simuler la démence pour enfin s’en débarrasser. Et il va jouer le rôle à fond, pour notre plus grand plaisir. Leurs joutes verbales sont irrésistibles et mon dieu que cette Monique est ignoble. Ce n’est pas moi qui blâmerais notre héros d’avoir pris une décision aussi radicale…

4. Indulgences, de Jean-Pierre Bours
Les romans historiques ne sont pas ma tasse de thé, mais là j’ai vraiment trouvé l’accord parfait entre romanesque et historique. On apprend plein de choses sur une époque fascinante, avec ses procès pour sorcellerie abominables, la peste, les débuts de l’imprimerie, et en même temps, on est pris dans une histoire passionnante qui nous transmet toute une série d’émotions grâce à deux héroïnes très attachantes. Mon avis ici.

5. Duelle, de Barbara Abel
Je le mets dans cette liste, parce que ce livre est épuisé et que je ne comprends pas pourquoi aucune maison d’édition ne le republie ! Ce thriller est pour moi le meilleur de cette auteure, belge, qui a déjà à son actif plusieurs romans que j’ai d’ailleurs adorés. Si vous tombez dessus en brocante, sautez dessus ! Je vous garantis une lecture fameuse de chez fameuse !

Le bateau du matin, de Lorraine Fouchet Les ailes de l'ange, de Jenny Wingfield  L'Ordinateur du paradis, de Benoît Duteurtre

6. Le bateau du matin, de Lorraine Fouchet
Ça remonte déjà à plusieurs années, mais j’ai lu pas mal de romans de cette auteure et j’en garde d’excellents souvenirs ! Des romans contemporains, avec parfois un soupçon de fantastique, des secrets et des mystères, des histoires familiales, des romances… Bref des romans feel-good qui devraient plaire à de nombreuses personnes et pourtant, je vois rarement Lorraine Fouchet dans vos bibliothèques virtuelles…

7. Les ailes de l’ange, de Jenny Wingfield
Mon premier masse-critique Babelio ! J’avais choisi ce titre au hasard, pour sortir de ma zone de confort et j’avais été estomaquée par cette lecture. Un vrai livre coup de poing, avec des passages qui prennent aux tripes, un roman d’ambiance, une histoire polyphonique vraiment bouleversante. Dommage qu’il n’ait pas été plus médiatisé à sa sortie, car c’est vraiment un livre que je vous conseille. Mon avis ici.

8. L’argent, de Marie Desplechin & Emmanuelle Houdart
Voilà un livre tout à fait particulier, tant sur la forme que sur le fond. À la croisée de l’album et du roman illustré, on découvre une belle histoire où foisonnent les personnages, qui vont chacun nous raconter un petit bout de vie. En toile de fond, le mariage de l’un d’entre eux. Comme fil conducteur, l’argent et comment chacun l’appréhende, le pouvoir ou le dégoût qu’il provoque, ses conséquences. Et on découvre toute une petite communauté en écoutant les oncles, cousines, voisins se confier, se mépriser, décauser ou faire les éloges d’un tel ou d’une telle. Le tout avec des illustrations originales, réfléchies dans les moindres détails, d’une maîtrise et justesse incroyables.

9. L’ordinateur du paradis, de Benoît Duteurtre
Bon ok, il s’est retrouvé dans les huit finalistes du prix Goncourt 2014, mais depuis, on n’en entend pas grand-chose. Bon c’est vrai qu’il n’a pas fait l’unanimité, mais moi je me suis régalée. Accrochez-vous à votre deuxième degré parce que vous allez en avoir besoin pour apprécier pleinement ce roman sarcastique, satirique, un brin nostalgique et bourré de situations cocasses. Imaginez par exemple un paradis surpeuplé, fourmillant de salles d’attente où l’on ne peut même pas fumer ! Et sur Terre, ce n’est guère mieux : Internet fait des siennes et balance tous nos petits secrets à qui veut les entendre. Avec Benoît Duteurtre, on apprend à se moquer gentiment de soi-même et de notre société qui pète parfois un câble. Mon avis ici.

10. Le cachot de la sorcière, de Joseph Delaney
Si Joseph Delaney est célèbrissime pour sa saga L’Épouvanteur, ce petit roman illustré est par contre bien moins connu. Je conseille fortement aux petits lecteurs (dès 9 ans), avides de premiers frissons, de découvrir l’histoire du jeune Billy, nouveau gardien dans une prison quelque peu étrange : on y retrouve bien sûr criminels et assassins, mais derrière les barreaux croupissent également toutes sortes de créatures surnaturelles. Attention, ne vous attendez pas nécessairement à un happy ending, la fin est détonante !

***

J’avais aussi envie de mettre La Passe-miroir dans le lot, parce que je trouve que je n’en entends pas assez parler autour de moi, mais étant donné qu’il a été noté plus de 400 fois sur Livraddict, c’est que je dois me tromper… Mais si vous ne le connaissez pas, lisez-le !

La Passe-miroir, de Christelle Dabos

Gregor, tome 1 : La Prophétie du Gris, de Suzanne Collins

Gregor, tome 1 : La Prophétie du gris, de Suzanne Collins

 

Mon résumé

Grégor et sa petite soeur, Moufle, se retrouvent aspirés sous terre dans un monde mystérieux où évoluent différents peuples : des humains à la peau blême et aux yeux violets, des chauves-souris qui leur servent à l’occasion de monture, des cafards au langage étrange et d’affreux rats. L’arrivée des Surterriens va mettre en branle tout ce petit monde et déclencher une mystérieuse prophétie dont Grégor semble être le héros.

Nbr de pages : 307 / Éditeur : Le Livre de Poche / Titre VO : The Underland Chronicles, book 1 : Gregor the Overlander

Mon avis

Suzanne Collins, ça vous dit quelque chose ? Et comment ! Alors, évidemment que j’avais envie de découvrir l’autre saga de l’auteur de Hunger Games, mais j’avais quelques appréhensions. Et finalement, c’est une superbe découverte ! Certains ont pointé le caractère jeunesse, voire enfantin de ce roman, mais pour ma part, je l’ai trouvé particulièrement riche, prenant et bien écrit pour attirer aussi bien les jeunes lecteurs que les grands ados que nous sommes restés.

Suzanne Collins ne m’a nullement déçue. Elle a tout mis en œuvre pour nous immerger dans un univers travaillé et étonnant. J’ai découvert avec émerveillement le Souterre, peuplé d’immondes créatures : des cafards, des chauves-souris, des rats… géants. Un monde fantastique qui fait froid dans le dos, jusqu’à ce qu’on apprenne à connaître toutes ces tribus, aux mœurs et parfois langages différents. Nous sommes accompagnés dans notre périple par le jeune Grégor et sa petite sœur de deux ans, Moufle, qui est absolument adorable, n’a peur de rien et s’émerveille de tout. Elle ajoute à cette histoire une note de fraîcheur et d’humour inattendue. Car tout n’est pas rose là en bas : la guerre gronde et Grégor va se retrouver mêler à une prophétie bien étrange.

— Moi fait caca ! s’écria Moufle avec son à-propos coutumier. Moi fait caca, Guégo !
— Aaah. Venir plus près pouvons-nous, venir plus près ? demanda le cafard, balayant délicatement d’une patte l’espace devant lui.
— Nous ? répondit Gregor.
C’est à ce moment-là qu’il aperçut autour d’eux d’autres formes sortant de l’obscurité. Les bosses lisses et sombres qu’il avait prises pour des pierres étaient en fait les carapaces d’une douzaine de cafards géants. Il se pressèrent avidement autour de Moufle, agitant leurs antennes et frissonnant de plaisir.
Moufle, qui adorait les compliments, sentit instinctivement qu’on l’admirait. Elle leva ses bras potelés vers les énormes insectes.

Il est vrai que cette histoire reste relativement classique, avec sa quête regroupant des membres de chaque clan, sa prophétie mystérieuse, ses notions de respect, d’entraide et de bravoure, ses clins d’œil à de grands classiques comme Le Seigneur des Anneaux ou Arthur et les Minimoys. Mais sans être révolutionnaire, il y a une véritable richesse dans cette histoire qui ne souffre d’aucun temps mort. On saute d’une surprises à l’autre, on s’attache énormément aux personnages et on croise les doigts avec eux pour que tout finisse bien. Pour moi, ce fut vraiment une lecture passionnante et j’en redemande !

Note : 9/10

Extras
Excellente traduction de : Laure Porché
Première publication : 2004 (VO), 2012 (VF)
Fiche Bibliomania
Il existe déjà 5 tomes à cette saga,
mais ce roman met un vrai point final à son intrigue et peut se lire indépendamment.
Interview de Suzanne Collins concernant sa série Grégor ici.
– Of all the places Gregor could have traveled to, why the Underland ?
I liked the fact that this world was teeming under New York City and nobody was aware of it. That you could be going along preoccupied with your own problems and then whoosh! You take a wrong turn in your laundry room and suddenly a giant cockroach is right in your face. No magic, no space or time travel, there’s just a ticket to another world behind your clothes dryer.

Divergente, raconté par Quatre, de Veronica Roth

Divergente, raconté par Quatre, de Veronica Roth

 

Quatrième de couverture

L’histoire de Quatre avant sa rencontre avec Tris.

Lors de sa cérémonie du choix, un jeune altruiste se dresse contre sa famille et sa faction : il rejoint les audacieux. Il choisit un nouveau destin, et devient Quatre. Mais ce qu’il découvre alors met en péril son avenir, et celui de la société tout entière. Va-t-il devoir se dresser contre sa nouvelle faction ?

Nbr de pages : 259 / Éditeur : Nathan / Titre VO : Four: A Divergent Collection

Mon avis

Divergente est une des rares sagas que j’ai lue d’un bout à l’autre, et qui ne m’a pas déçue un seul instant. J’appréhendais donc un peu de lire ces quelques nouvelles racontées par Quatre, et en même temps, je me réjouissais de retrouver cet univers et ces personnages que j’ai tant aimés. Si certains ont pu être déçus, de mon côté, j’ai été plus que ravie !

Quel plaisir de me replonger dans la fosse, de découvrir plus intimement les failles de Quatre et l’infâme Éric, de retrouver les difficiles séances d’entraînement, de voir la genèse de toutes les intrigues politiques et bien sûr, d’avoir à nouveau le cœur qui bat face à nos deux héros. J’ai vraiment apprécié ce complément à la saga et découvrir l’envers de certaines situations du tome 1. Mon seul petit reproche, c’est que les histoires sont un peu disparates et ne suivent pas toujours la chronologie initiale, avec de longues ellipses. Et que c’est bien trop court !

Après un instant d’hésitation, je pose les coudes sur la table et je regarde Éric en haussant les sourcils.
– Je m’appelle Quatre. Appelle-moi encore une fois « Pète-sec » et on va avoir un problème, toi et moi.
Il lève les yeux au plafond, mais je sais que le message est passé. J’ai un nouveau nom, ce qui signifie que je peux devenir quelqu’un d’autre. Quelqu’un qui n’a pas à subir des vannes d’Érudits je-sais-tout. Quelqu’un qui peut riposter. Quelqu’un qui est enfin prêt à se battre.
Quatre.

J’avais peur que ces nouvelles soient un peu redondantes, qu’on n’apprenne rien qu’on ne sache déjà, mais finalement ce n’est vraiment pas le cas. Toute la première partie se concentre sur Tobias, sur sa vie avant les audacieux, sur ses choix et sa vie dans la fosse avant qu’il ne rencontre Tris. Ensuite, on a droit à presque toutes les scènes importantes qui les concernent ensemble, plus certaines dont on ne connaissait même pas l’existence. Bref, n’ayez crainte, aucun sentiment de redite, ce n’est que du régal !

Le mot de la fin, par Veronica Roth : <4

Ma note : 8,5/10

Extras
Traductrice : Anne DelcourtPremière publication : avril 2015
Fiche Bibliomania
Veronica Roth est née en 1988.
Mon avis sur le tome 1tome 2tome 3

Top Five SeriesAddict #5 – Les reprises les plus attendues de la rentrée

Top Five SeriesAddict est un rendez-vous créé par Tequi, qui nous propose le vendredi de classer nos séries télé en fonction d’un thème chaque fois différent. Enjoy !

SeriesAddict

Après mon récapitulatif des nouveautés jeunesse les plus attendues, voici un article consacré aux séries que je me réjouis de retrouver ces prochaines semaines !

Les reprises les plus attendues de la rentrée

1. You’re the Worst (9 sept.)
You're the worst
Mon coup de ❤ de l’année passée ! Deux désaxés de la vie qui se retrouvent ensemble et se complètent vraiment bien… égoïstes, hilarants, dépendants au sexe, à l’alcool, à la cigarette et à l’autodestruction. Le tout avec un humour cynique vraiment génial.

2. Fargo (12 oct.)
Fargo
Autre exquise découverte ! Billy Bob Thornton est absolument génial dans son rôle de tueur à gage énigmatique, avec ses petits sourires en coin. Une enquête sanglante, inquiétante, prenante et parfois complètement barrée qui mérite le coup d’oeil. Étant donné le point final de l’histoire, j’appréhende un peu la saison 2, mais au vu de la qualité de la 1, je pense qu’on n’a pas à s’en faire…

3. Downton Abbey (20 sept.)
Downton Abbey
C’est la dernière saison ! Bon, c’est vrai que certains arcs narratifs devenaient un peu lassants, avec cette impression de tourner en rond, mais chaque épisode me faisait toujours autant plaisir, et notre chère Maggie Smith n’y est pas pour rien. J’espère qu’ils sauront finir cette belle série en beauté !

4. How to get away with murder (24 sept.)
How to get away with murder

Une fin bluffante qui m’avait donné envie d’enchaîner directement, mais il a fallu attendre… J’avais un peu peur de tomber sur un teen-show fadasse et déjà-vu, et finalement, j’ai de suite accroché à tous ces rebondissements, mensonges, doutes et secrets.

5. The Last Man on Earth (27 sept.)
The Last Man on Earth
Celle-ci est moins connue et pourtant qu’est-ce qu’elle est marrante ! Will Forte joue à merveille le rôle du pauv’ type, à coups de mimiques hilarantes et de réactions abusives. Il remporte la palme du pire mec ! Il est égoïste et incorrigible et il n’en fait pas une de bonne… et pourtant il reste attachant. Une vraie tête à claques, dont les éternelles bêtises ne me lassent pas.

***

J’attends surtout des saisons 2… Étant donné que la plupart des séries que j’adorais finissent par me lasser, j’ai  décidé de dénicher de nouvelles pépites l’année passée. Et ça a plutôt bien fonctionné ! Et bien vite janvier pour retrouver Broadchurch et Better Call Saul !

Locke & Key, de Joe Hill et Gabriel Rodriguez

Mon résumé

À la suite du meurtre de leur père, Bode, Tyler et Kinsey Locke emménagent avec leur mère à Keyhouse, la maison d’enfance du défunt, située à Lovecraft. Ils vont rapidement découvrir une série de clés dotées de propriétés surnaturelles incroyables. La famille Locke tente de laisser derrière elle ses démons et de prendre un nouveau départ, mais c’est sans compter un être mystérieux et malfaisant, qui semble très intéressé par la famille Locke et leurs clés… Il n’hésitera pas à utiliser tous les moyens possibles pour arriver à ses fins, du plus astucieux au plus abominable.

Éditeur : Milady Graphics / Titre VO : Locke & Key

Mon avis  *garanti sans spoiler*

Je lis de plus en plus régulièrement des BD, sans y trouver vraiment mon bonheur. Elles me semblent souvent trop courtes, l’histoire survolée, manquant de détails… Je n’arrive pas à m’attacher suffisamment aux personnages, tout se déroule trop vite et voilà que c’est déjà terminé. Bref, je ne ressens pas les mêmes émotions qu’en me glissant dans un bon gros bouquin. Sauf que voilà, il y a Locke & Key. Une saga de 6 comics d’environ 170 pages chacun. Et là, je peux vous dire qu’on ne ressort pas indemne de cette histoire et que des détails, des émotions, de la complexité, il y en a à revendre. En un mot, c’est trop méga-giga-bien !

L’un des principaux attraits de Locke & Key, c’est son originalité. L’idée de ces clés magiques est géniale et utilisée avec brio ; chacune d’entre elles a un rôle à jouer. Chaque détail a son importance. Certains, a priori négligeables, finissent tôt ou tard par prendre tout leur sens, parfois plusieurs tomes plus loin. Tout se tient parfaitement, chaque page des six tomes formant une pièce d’un gigantesque puzzle. Et tout au long de la série, le suspense reste présent, au fur et à mesure que les pièces s’imbriquent les unes dans les autres. Joe Hill a vraiment des idées démentes et se place en digne héritier de son père, Stephen King, avec qui il semble partager certains thèmes de prédilection.

L’autre grande force de Locke & Key, c’est la qualité des illustrations. Le dessin est très réaliste, parfois cru et certaines scènes sont très violentes, ce qui renforce encore la tension. Les dessins précis de Gabriel Rodriguez fourmillent d’éléments qui étayent les dialogues et apportent une multitude d’indices. Le dessinateur parvient aussi à faire transparaître, dans les traits des personnages, toute une gamme de sentiments, d’états d’esprit. Il suffit au lecteur d’un coup d’œil pour comprendre ce qu’ils ressentent. Les personnages constituent d’ailleurs une autre qualité marquante du comics. Ils tous sont fouillés, ont une personnalité bien définie, des sentiments qui les rongent, etc. Ils sont extrêmement attachants et suscitent véritablement la compassion du lecteur qui ne peut qu’être touché par ces êtres blessés par un destin qui s’acharne.

Une histoire originale, une ambiance fantastique et sombre, un suspense omniprésent, des personnages qui ne laissent jamais de marbre, un dessin de haut vol servant parfaitement le récit : tous les ingrédients sont réunis pour garantir quelques heures d’agréables frissons aux lecteurs de la série.  Je sais donc qu’il est possible de tomber sur des pépites en BD et je ne désespère pas de retrouver ce genre d’émotions et d’avidité de lire avec d’autres. Je n’ai qu’une chose à ajouter, lisez cette série géniale – d’une traite si possible, pour ne rien rater !

Note : 9,5/10

Extras
Traducteur : Maxime Le Dain
Première publication : novembre 2010-avril 2014
Fiche Bibliomania
En 2011, Joe Hill a reçu le prix Eisner du meilleur scénariste et Gabriel Rodriguez a été nominé dans la catégorie « meilleur dessinateur ». En 2012, ils remportent le prix British Fantasy du meilleur comics.
Ma chronique de Cornes, de Joe Hill.
N’hésitez pas à me conseiller vos BD préférées !