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Tom, petit Tom, tout petit homme Tom, de Barbara Constantine

Tom, petit Tom, tout petit homme Tom, de Barbara Constantine

 

Mon résumé

À onze ans, Tom vit avec sa maman dans un mobile home et doit se débrouiller, s’il ne veut pas finir à la DDASS. Alors pour aider sa maman, il cherche de quoi manger dans les jardins du voisinage. Jusqu’à ce qu’il découvre une vieille dame allongée dans les plants de tomates de son jardin et qu’il décide de l’aider. Une belle amitié va naître entre ces deux-là.

Nbr de pages : 224 / Éditeur : Le Livre de Poche

Mon avis

Ma lecture remonte déjà un peu, mais j’en garde le souvenir d’un très beau petit roman. Une histoire agréable et qui réchauffe le cœur, comme on aime en lire parfois, pleine de fraicheur grâce à Tom, ce petit bonhomme attachant et amusant.

Pendant les cinquante premières pages, je n’arrêtais pas de rire et sourire tant la rencontre avec Tom est surprenante. Il a onze ans, vit avec sa jeune maman (qui, d’ailleurs, l’interdit de l’appeler « maman ») dans un mobile home et chaparde des légumes dans le potager des voisins (des anglais à l’accent français délicieux et à l’humour irrésistible).

Ce que j’ai particulièrement adoré, c’est le ton oral du roman. Le narrateur raconte l’histoire comme s’il était parfois dans la tête de Tom et s’exprime comme lui, ce qui donne lieu à des expressions haut en couleur et des réflexions rigolotes. Mais même si Tom remporte la palme du personnage le plus chouette, le reste du voisinage n’est pas en reste.

Et il se dit que c’est bien que Joss ait trouvé du boulot. Mais que devoir la réveiller tous les jours, pour lui, ne sera pas une sinécure. C’est un mot qu’il a eu dans une dictée l’autre jour.

Bref, on s’amuse beaucoup, tout en abordant des thèmes sérieux et émouvants. Le début m’a vraiment enchantée, mais passées les premières surprises, le roman perd un peu de son intérêt. On le finit très rapidement, en se remémorant surtout les répliques des premières pages.

Note : 7,5/10

Extras
Première publication : janvier 2010
Fiche Bibliomania
Dans ma PAL : Et puis Paulette
Dans ce livre, Tom résume toute l’histoire du film La vie est belle. Faites donc attention si vous ne l’avez pas lu ! (et si c’est le cas, qu’attendez-vous, il est génial :P)

***

Challenge Petit Bac organisé par Enna
Challenge Petit Bac 2013
Prénom : Tom

Challenge Haut en couleurs organisé par Addiction littéraire
Challenge Haut en Couleurs
8/15 : vert

 

La rivière à l’envers, de Jean-Claude Mourlevat

La rivière à l'envers, de Jean-Claude Mourlevat

 

Mon résumé

Tomek, à 13 ans, est orphelin et tient la petite épicerie du village. Tout le monde l’adore et le connaît mais Tomek lui, rêve de voyages. Lorsqu’une petite fille, Hannah, débarque dans son magasin à la recherche d’eau de la rivière Qjar, l’eau qui empêche de mourir, il sent qu’il est plus que jamais prêt à partir à l’aventure pour trouver cette fameuse rivière. Un long chemin et des centaines de péripéties l’attendent, pour notre plus grand plaisir de grands enfants.

Nbr de pages : 191 / Éditeur : Pocket Junior

Mon avis

Quelle belle découverte ! Ce petit livre traînait chez moi depuis des années et je n’avais jamais pensé à le lire. Je serais passée à côté d’une superbe petite histoire, car même si le livre est plutôt destiné à de jeunes lecteurs, j’ai adoré me plonger dans l’univers fantastique et original créé par Mourlevat.

Cet auteur a un réel talent de conteur et est doté d’une imagination débordante. Il nous emmène au côté de Tomek pour un voyage à couper le souffle : en entrant dans la Forêt de l’Oubli, vos proches oublieront que vous existez, en traversant une prairie, le parfum des fleurs vous endormira pour des années, un arc-en-ciel avalera votre bateau pour vous emporter sur l’Île Inexistante et tout ça pour trouver une rivière qui coule à l’envers… dont l’eau empêche de mourir.

À chaque page, une nouvelle surprise, une nouvelle découverte, un nouveau personnage hors du commun. Le côté merveilleux qui émane de ce livre enchantera les plus jeunes, mais l’univers unique dans lequel on est transporté saura également ravir les plus grands. En tout cas, moi j’ai été conquise ! Je pensais que j’avais passé l’âge pour ce genre de lecture, mais le style de Mourlevat est parfait et j’ai adoré retomber en enfance, faire marcher mon imagination pour m’immerger dans ce monde fantastique.

Je vous laisse avec une petite devinette que Tomek a dû résoudre pour continuer sa quête :

Nous sommes sœurs, aussi fragiles que les ailes du papillon, mais nous pouvons faire disparaître le monde. Qui sommes-nous ?

Note : 9/10

Extras
Première publication : août 2000
Fiche Bibliomania
Dans ma PàL du même auteur : Le combat d’hiver
Un tome 2 est sorti en 2002, Hannah,
qui raconte cette fois l’aventure de la jeune fille,
elle aussi à la recherche de l’eau de la rivière Qjar.

Coraline, de Neil Gaiman

Coraline, de Neil Gaiman

Mon résumé
Coraline, une petite aventurière maligne et espiègle, vient d’emménager dans une nouvelle maison. Alors que ses parents la délaissent un peu, elle décide d’explorer les quatre coins de la maison et découvre une porte qui ne mène nulle part. Et pourtant, derrière celle-ci se cache un monde identique au sien, à quelques petits détails près… Cette nouvelle aventure risque d’être bien plus dangereuse que Coraline ne le pensait. Échappera-t-elle aux griffes des « autres » habitants qui vivent derrière la porte ?


Mon avis

Coraline est un petit roman jeunesse de 150 pages qui m’a beaucoup plu. J’ai particulièrement apprécié la belle écriture de Gaiman et le monde fabuleux qu’il crée pour ses lecteurs. Il sait à la fois les ravir, les fasciner et les faire frissonner. Le thème général est bien connu des livres pour enfants : le passage dans un autre monde (Alice au pays des merveilles, Narnia, Reckless) mais l’auteur a su donner une pointe d’originalité à son roman, qui le rend vraiment unique.

Coraline est très attachante. Elle n’est pas naïve, ce n’est pas une poule mouillée et elle a de la jugeote pour son âge : une parfaite petite héroïne à laquelle les jeunes lecteurs peuvent s’identifier. Elle fait la connaissance d’un chat, qui l’aide tout au long de sa quête et qui m’a beaucoup amusée. Ces deux-là forment une belle équipe, malgré un mauvais départ.

Le chat s’arrêta, puis s’assit et, pensif, entreprit de faire sa toilette, sans paraître conscient de la présence de Coraline.
« On… pourrait être amis, tu sais, reprit-elle.
– Ouais… et on pourrait aussi être des spécimens rares appartenant à une espèce peu commune d’éléphants danseurs originaires d’Afrique. Sauf que ce n’est pas le cas. Du moins en ce qui me concerne », ajouta-t-il toutes griffes dehors.
Coraline soupira.
« S’il te plaît… Comment t’appelles-tu ? Moi c’est Coraline.»
Le chat bâilla sans se presser, voire avec application, en dévoilant une bouche et une langue extraordinairement roses.
« Un chat, ça n’a pas de nom, répondit-il enfin.
– Ah bon ?
– Non. C’est bon pour vous autres, les noms. Parce que vous ne savez pas qui vous êtes. Mais nous, nous le savons ; alors nous n’en avons pas besoin.»
Coraline trouvait ce chat d’un égocentrisme énervant. À l’entendre, il était le seul être au monde qui ait de l’importance.

Un petit conte qui prouve qu’un enfant peut faire preuve d’intelligence pour se sortir d’une mauvaise situation et vaincre ses peurs. Ce n’est pas une version édulcorée pour gamins, les descriptions sortent du commun, et « l’autre » mère peut réellement se montrer terrifiante. Il faut croire que je suis restée une grande enfant !

Note : 7,5/10

Extras
Traductrice : Hélène Collon
Première publication : janvier 2003
Fiche Bibliomania
Coraline est aussi un film d’animation réalisé par Henry Selick,
le réalisateur de L‘étrange Noel de Mr Jack.

Ce livre a été lu dans le cadre d’une Lecture Commune avec d’autres Livraddictiens : Flo_BossPlatinegirlMariipommTsukiGr3nouille2010LynnaeHabitant of StoMarmotteLunaPetite MarieFelinaZazou8888LiyahJelydragon

 

Un mot sur le film
CoralineL’adaptation de Coraline est haute en couleur et vise un public plus large. On retrouve bien le côté sombre et merveilleux de l’histoire de Gaiman et pourtant… ça ne sonne pas tout à fait juste. J’ai regardé le film directement après avoir lu le livre et la moindre petite différence me sautait aux yeux. La trame est exactement la même mais c’est la forme qui diffère et les détails changent parfois du tout au tout. Le côté folklorique, burlesque est omniprésent, peut-être un peu trop. Dans le film, les personnages sont plus fous, délurés, improbables. Il y a un petit côté « too much » qui m’a légèrement dérangé car il ne s’accorde pas totalement au monde de Gaiman. Par contre, je comprendrais que les enfants soient d’autant plus fascinés par l’aspect un peu foldingue du film. C’est donc un très chouette film, mais une adaptation qui ne colle pas à cent pour cent au roman.

J’ai également trouvé le film un peu long pour un petit roman d’une centaine de pages. Le réalisateur a rajouté un personnage, rend les scènes spectaculaires, et tout ça prend de la place. Le film, en fait, va plus loin et possède une dimension morale qu’il n’y a pas vraiment dans le livre. Dans le film, Coraline est d’abord ravie de découvrir « l’autre » appartement avec ses « autres » parents, mais elle se rend vite compte que l’herbe n’est pas plus verte ailleurs !

Challenge Regarde ce que tu lis

Les ailes de l’ange, de Jenny Wingfield

Les ailes de l'ange, de Jenny Wingfield


Mon résumé

Dans l’Arkansas des années 1950, vit la famille Moses. Swan, onze ans, va se lier d’amitié avec Blade, un petit garçon qui vit constamment dans la peur de se faire battre par son père. Les voilà unis, envers et contre tous, dans un monde qui n’est pas toujours rose pour les enfants.

Mon avis 

« John Moses n’aurait pu choisir plus mal son jour et sa façon de mourir, même s’il les avait prévus depuis longtemps. »

Et voilà comment en une phrase je me suis laissée entraîner dans la vie d’une famille dont l’histoire est bouleversante.

C’est avant tout l’histoire d’une amitié très forte, de celles qui peuvent lier deux petits enfants qui n’en sont encore qu’au début de leur découverte de la vie. Swan, à 11 ans, est déjà une sacrée gamine : elle ment comme une arracheuse de dents, désobéit, refuse de porter des jupes, mais personne ne lui résiste, car sous ses airs de petite guerrière, c’est une fillette pleine d’esprit, elle a un sens infaillible de l’amitié et de la justice et son cœur déborde de tendresse, mais elle n’a personne à qui l’offrir. De l’autre côté de la forêt vit Blade. Un petit garçon timide, malheureux, qui n’attend plus grand-chose de la vie face à un père tyrannique. Leur rencontre va être une vraie délivrance pour chacun d’eux.

 « Personne ne pourra plus jamais nous séparer, promit Swan. Je ne sais pas encore comment je vais les en empêcher, mais ça n’arrivera pas.
Blade posa une main sur le bras de Swan et bâilla de sommeil. Tout ce que Swan disait, il y croyait dur comme fer. »

On se retrouve plongé dans un univers de personnages hauts en couleur et très attachants. Tous sont uniques en leur genre et possèdent ce petit quelque chose qui donne vraiment vie au roman. Le style particulier de l’auteure, un tantinet vieillot, ne m’a pas rebuté, au contraire. Elle rit sous cape de ses personnages et l’humour dont elle fait preuve dans certaines répliques est un vrai régal. Et pourtant, même dans les moments plus sombres, plus intenses du livre, elle excelle aussi. La vérité toute nue, sans confiture de sentiments, une justesse dans la description de l’horreur des grandes personnes et de ce qu’elles sont capables de faire à des enfants.

« C’est difficile à croire, mais il y a des gens sur cette planète qui sont assez abjects… (Il marqua un temps de pause, pour mieux appuyer ses paroles.)… assez immondes… (Nouveau temps de pause.) Des porcs qui ont un tas de boue à la place de l’âme… pour faire du mal à un enfant. »

Bref, un coup de cœur, une histoire poignante qui m’a tenue en haleine du début à la fin.

Note : 9/10

Extras
Traductrice : Isabelle Chapman
Première publication : septembre 2010
Extrait vocal
Fiche Bibliomania

Je remercie Babelio et les éditions Belfond pour ce partenariat.
Babelio - Masse CritiqueEditions Belfond