Archives du blog

La Cité, de Stella Gemmell

La Cité, de Stella GemmellQuatrième de couverture

Construite sur des milliers d’années, faite d’une multitude de niveaux, la Cité est aussi vaste qu’ancienne. Au fil des siècles, elle s’est étendue au-delà de ses remparts, menaçant sans cesse les royaumes voisins. Au coeur de la Cité réside le sanguinaire Empereur, dont le visage reste un mystère et que la mort même semble craindre : certains vont jusqu’à douter de son humanité.
Une poignée de rebelles espérant mettre fin à ce règne de terreur placent leurs espoirs en un seul homme, dont le nom sonne comme une légende : Shuskara. Celui qui fut autrefois le général favori de l’Empereur. Un homme respecté, capable de provoquer un soulèvement et d’unir la Cité. Mais aussi un criminel trahi, emprisonné et torturé avant de disparaître…
Nbr de pages : 576 / Éditeur : Bragelonne / Titre VO : The City

Mon avis

Si ma lecture fut longue, elle n’en fut pas moins captivante. J’ai tout de suite plongé dans les bas-fonds de la Cité aux côtés d’Elija et Emly, deux jeunes frère et sœur tentant de survivre dans les égouts putrides, où vit toute une communauté de reclus. L’ambiance est oppressante, l’odeur asphyxiante, mais on quitte très vite les sous-sols pour aller respirer à l’air libre le sang des cadavres sur les champs de bataille. On se promène ensuite dans les rues de la Cité, sales, parfois à l’abandon, jusqu’au donjon rouge, où vit l’Immortel, le mystérieux et cruel empereur. Tous ces lieux sont décrits avec précision, l’univers imaginé est immense et fascinant.

Il m’a fallu du temps pour en venir à bout, car on a affaire ici à un pavé comme on en voit peu, écrit en très petits caractères. Il me fallait presque une heure pour avancer de vingt pages et l’histoire a beau être plaisante et intrigante, ce sentiment de frustration ne m’a jamais quittée. Et puis, le livre est tellement long que les liens entre certains épisodes ou personnages ne se font pas automatiquement et j’ai parfois dû faire quelques retours en arrière. Et l’intrigue se révèle finalement assez complexe. C’est donc un livre que je recommanderais surtout aux fans de Fantasy aguerris.

Mais elle a beau être complexe, tout se tient parfaitement, tout se recoupe à un moment ou à un autre. On voit qu’il y a eu un énorme travail de réflexion derrière cette histoire et tout est expliqué en temps voulu. Et c’est ce qui me plaît toujours beaucoup dans ce genre de livre ; rien n’est laissé au hasard et tout finit par faire sens.

Avec ce livre, je découvre un sous-genre de la Fantasy, la Dark Fantasy, si j’ai bien tout compris. Et énormément de choses m’ont plu, notamment l’ambiance sombre, la découverte de toutes les strates de la Cité, l’histoire du vieux soldat au cœur tendre qui a encore tant à prouver, mais je me suis parfois lassée de certains passages, notamment la centaine de pages concernant les batailles. Le complot et la guerre sont omniprésents et laissent parfois peu de place au reste.

En bref, j’ai beaucoup aimé cette histoire, ses personnages et son univers, malgré ses longueurs et ses scènes sanglantes. Je suis heureuse d’avoir découvert la femme de l’illustre David Gemmell, une référence dans le genre, que je n’ai pas encore eu l’occasion de lire. L’envie n’en est maintenant qu’accrue, grâce à cette belle découverte.

Note : 8/10

Extras
Traductrice : Leslie Damant-Jeandel
Première publication : septembre 2013
Fiche Bibliomania
La Cité est le premier roman solo de Stella Gemmell. Auparavant, elle avait aidé son mari, David, à écrire sa trilogie Troie et elle a même achevé le dernier tome, à la mort de celui-ci en 2006.

***

Challenge Petit Bac organisé par Enna
Challenge Petit Bac 2013
Lieu : cité

Challenge Haut en couleurs organisé par Addiction littéraire
Challenge Haut en Couleurs
4/15 : orange

Publicités

Hunger Games, tome 3 : La révolte, de Suzanne Collins

Hunger Games, tome 3 : La révolte, de Suzanne Collins
Mon résumé

Le Capitole s’est vengé. Des gens sont morts. Katniss, elle, a encore survécu. Une révolte se prépare, les districts veulent s’allier contre le Capitole. Et ils ont choisi Katniss pour les représenter. Elle doit encore jouer son rôle de gai moqueur. Elle doit encore une fois affronter les horreurs que le Capitole leur réserve. Mais cette fois, ce n’est plus seulement la vie de 24 candidats qui est en jeu ! Katniss saura-t-elle accomplir sa mission et sauver les districts ?

Mon avis

[Voir ma chronique du tome 1] [Voir ma chronique du tome 2]

Quelle trilogie ! Le premier tome, assez jeunesse, m’avait d’emblée plu. Et me voilà en train de refermer le dernier livre. Jusqu’au bout, j’aurai été prise dans cette histoire, alternant aventure, nostalgie, rébellion, romance, suspense, amitié et horreur.
Ce qui me saute aux yeux dans ce dernier volet, c’est sa maturité. On est loin de l’arène où les candidats se faisaient de fleurs. Ici, le Capitole est sans pitié. C’est la guerre, c’est noir, les gens meurent les uns après les autres. Tout n’est pas noir ou blanc, les gentils ne sont pas des bisounours. En tant de guerre, tout semble permis, et l’horreur n’en est que plus grande.

« Pour l’instant nous sommes dans cette période bénie où chacun s’accorde à reconnaître que les horreurs récentes ne devraient jamais se répéter. Mais la mémoire collective est généralement de courte durée. Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d’un immense talent d’autodestruction. Pourtant qui sait ? Cette fois-ci les choses seront peut-être différentes, Katniss. »

L’atmosphère est lourde, on étouffe avec Katniss, qui elle aussi a bien changé. L’horreur de ce qu’elle a vécu s’est marqué au plus profond d’elle-même. L’intrépide Katniss s’est fragilisé tout en s’endurcissant. Elle passe de la petite fille apeurée qui se cache dans une armoire à la guerrière, flèche à la main, prête à détruire son ennemi.
J’ai aimé qu’il y ait une réelle évolution entre chaque livre. L’auteure nous a amenés là où on ne s’y attendait pas. On dirait qu’elle aussi s’est endurcie, pour pouvoir nous présenter des personnages qui ont perdu espoir, humanité. Peeta est méconnaissable et je regrettais le gentil nounours des tomes précédents. Sans cette version attendrissante de Peeta, Katniss ne peut réellement être elle-même.

Dans ce dernier livre, chaque petit détail prend son importance. Certaines choses inexpliquées prennent tout leur sens ici, rien n’est laissé au hasard. Suzanne Collins excelle vraiment dans cet art de l’écriture. Elle répond à toutes les questions que l’on se posait, et ne prend pas de raccourcis trop faciles. Les derniers chapitres m’ont vraiment tenue en haleine, j’ai eu vraiment peur du tour que pouvaient prendre les choses. Mais au final, la fin me convient. Elle est cohérente avec le reste de l’histoire, et elle nous laisse bien nostalgique.

Un final à la hauteur donc du reste de la trilogie. J’ai aimé chaque livre pour ce qu’il est, je ne saurais pas vraiment donner ma préférence à l’un ou l’autre. La pression monte crescendo, le suspense est omniprésent et cela a été un plaisir de lire, ou dévorer, chaque livre. Pour moi, l’histoire a tenu toutes ses promesse, Katniss a bien évolué et je la quitte à grands regrets, elle va me manquer !

Note : 9,5/10

Extras
Traducteur : Guillaume Fournier
Première publication : mai 2011
Fiche Bibliomania
Titre VO : Mockingjay
Le film du tome 1 sortira le 23 mars 2012.

Lecture commune avec Pomme, qui elle aussi a adoré ce dernier tome. Elle l’a trouvé dérangeant mais prenant. Comme moi, elle pense que les personnages ont vraiment mûri. Cette lecture l’a vraiment bouleversée et clôs selon elle parfaitement cette trilogie.
 » Ce tome est presque plus prenant que les précédents. L’auteur nous signe un chef d’oeuvre en trois tomes. Après avoir tout lu, je comprends un peu mieux le succès et l’engouement, malheureusement mon coup de coeur pourrait être un peu gâché par tout le marketing. Une excellente fin qui nous fait terminer l’aventure dans ce petit bijou de la dystopie, une merveille, à lire au plus vite si ce n’est fait. «